Jules César, Guerre des Gaules, guerre, Vercingétorix, bataille, Alésia, soldat, victoire, défaite, pouvoir, tyrannie, réflexion historique, fortification, rivalité, domination, capharnaüm, décompte humain, vies humaines, guerre antique, Gaulois, champ de bataille, modalité déontique, stratégie militaire, Antiquité, conflit, affrontement, commandement, autorité, pouvoir politique, contexte historique, faits de guerre, récit historique, historiographie, conquête romaine, veni vidi vici
En -47 avant Jésus-Christ, César évoquait cela « Veni, vidi, vici », soit littéralement « je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu ». Ainsi, il relate avec une vision triomphante tous les grands exploits effectués par sa main et ses soldats.
Parmi ses exploits, nous pouvons citer sa volonté de conquérir la Gaule et sa victoire au sein du Siège d'Alésia en -52 avant Jésus-Christ, qui l'opposait au gaulois Vercingétorix, chef des Arvernes, puis de toute la Gaule.
[...] Son degré de savoir sur son propre énoncé est défaillant. Son point de vue déréalise la vérité mais étant donné que César a bénéficié de la victoire de cette bataille, la modalité déontique avec le verbe « devoir » a pris le dessus et a porté ses fruits. Enfin, le décompte humain est approximatif quand César rend « aux Héduens et aux Arvernes environ vingt-mille prisonniers », comme si les vies humaines ne nécessitaient pas une attention pointilleuse. Il y a donc une banalisation de la mort ainsi que des soldats, qui deviennent des objets aux yeux des hommes d'Etat. [...]
[...] Vercingétorix les observe de haut, ce qui laisse place à un regard surplombant comme s'il voyait les soldats tels des insectes. De plus, César, l'autre dirigeant est présenté comme celui « qui a choisi un bon observatoire, suit l'action dans toutes ses parties ». Celui-ci s'est placé stratégiquement pour observer méticuleusement ses soldats. Il se place en retrait et ne se mêle pas à cette guerre à cet instant mais détient également un regard culminant, comme s'il observait une scène de spectacle. [...]
[...] Pour conclure, bien que la guerre soit le contexte d'une rivalité politique qui plonge les soldats dans une domination étouffante pour acquérir la victoire, les dirigeants en font un éloge participant à la croissance de leur pouvoir. Elle permet, en effet, l'extension de nouveaux territoires qu'ils s'octroient. En effet, César désir agrandir la République romaine. Mais malgré cette dimension élogieuse, le phénomène de la guerre est injustifié et injustifiable, banalisant ainsi les vies perdues et dissimulant les guerriers, au sens figuré, comme s'ils n'étaient rien, au profit de la volonté à tout prix d'une victoire seulement. Dès lors, la bataille d'Alésia deviendra un prétexte pour César pour accroître son prestige. [...]
[...] Le motif de la montagne revient souvent, lieu à la fois hostile et utile pour se cacher. Le camouflage est important au sein des guerres afin de pouvoir bénéficier du repos sans se faire repérer par l'ennemi, ainsi que pour le surprendre secrètement. Le secret est ainsi très important sous l'égide de la guerre puisque Secretum signifie ce qui est écarté, ce qui se situe à part, en profondeur. Le secret mène donc à la confidence avec un tiers qui le partage également donc cela renforce les capacités des uns et des autres, en s'alliant. [...]
[...] En effet, après le pouvoir panoptique, nous pouvons relater une modalité déontique. Par exemple, lorsque Vercingétorix souhaite se rendre, il évoque qu'il « faut céder à la fortune ». Puisque la défaite a été actée, le dirigeant souhaite se faire livrer car cette obligation d'abandonner a été donnée et il n'y a plus de place à l'espoir. D'ailleurs, les antithèses offrent un choix décisif donné par Vercingétorix, prolongement des règles de la guerre : le livrer « vivant » à l'ennemi ou procéder à sa « mort » pour provoquer de l'apaisement dans l'autre camp. [...]
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