Et si on refaisait l'histoire ?, Anthony Rowley, Fabrice d'Almeida, uchronie, Jésus, Ponce Pilate, science, cliométrie
Partis d'un constat simple, celui que l'histoire ne représente qu'une succession d'événements entraînant dans son sillage les événements suivants, les historiens Fabrice d'Almeida et Anthony Rowley ont essayé de répondre à cette question à travers le prisme de l'histoire : comment utiliser des techniques scientifiques afin de comprendre le cours des événements historiques à l'occasion d'une modification structurelle d'un épisode tel que la mort de Jésus ?
[...] Les deux auteurs, historiens, ont travaillé ensemble au sein d'un ouvrage afin d'apporter des éléments de réponses et nourrir la réflexion initiée par le genre de l'uchronie. Le titre reprend ce constat sous forme de question : et si on refaisait l'histoire ? L'enjeu de ce titre se situe autour de trois concepts : ? Refaire et histoire : la notion d'uchronie réside au sein de l'enchevêtrement de ces deux mots. En effet, l'idée est de reprendre le terme Histoire : terme scientifique résident dans la volonté des scientifiques - en l'occurrence les historiens - de comprendre les événements historiques de notre société et d'apporter des réponses aux imbrications des évènements entre eux, notamment à travers un sujet en particulier : par exemple : comment sommes-nous arrivés à la Seconde Guerre Mondiale ? [...]
[...] Ces objets constituent les sources des auteurs. En effet, à partir de ces sources, qui seront confrontés les unes aux autres à l'image de certaines témoignages retrouvés au sein de documents tels que des témoignages sur la vie et mort de Jeanne d'Arc, les auteurs vont essayer de comprendre comment auraient-agi les protagonistes identifiés si l'événement n'avait pas eu lieu ? Les auteurs s'inscrivent dans le courant historique de l'uchronie comme nous avons pu le remarquer précédemment. Cette école historique rassemble une variété d'historiens assez divers à l'image de Michel de Pure ou encore Louis Napoléon Geoffroy-Château dont le roman Napoléon et la conquête du monde (1836) remet en perspective l'idée selon laquelle Napoléon aurait fui à Moscou. [...]
[...] La période et l'espace utilisée par les auteurs sont très floues et ne peuvent se définir de manière arrêtée. En effet, les auteurs passent d'un événement à un autre, dans le cadre de leur ouvrage, sans qu'il n'y ait une corrélation évidente. Dès lors, nous pouvons dire simplement que les auteurs commencent dès la naissance de l'humanité moderne : c'est-à-dire avec Jésus et ce jusqu'à aujourd'hui. Par ailleurs, on remarque que les sujets utilisés se situent principalement en Europe jusqu'en en Orient (notamment au regard de l'événement ayant lien avec Jésus et Ponce Pilate). [...]
[...] Restitution de l'ouvrage dans l'historiographie : Fabrice d'Almeida est un historien français, diplômé de Sciences Po, la Sorbonne et l'université Paris Ouest Nanterre. Ses objets d'études portent principalement sur l'histoire des médias en France afin de décrire les effets de manipulation des foules à travers la propagande notamment. Actuellement professeur au sein de l'Université Panthéon-Assas, il a rédigé l'ouvrage Et si on refaisait l'histoire en collaboration avec Rowley. Ce dernier, professeur d'histoire, notamment d'histoire de la gastronomie, au sein de Sciences Po est également éditeur. [...]
[...] Ces ouvrages (études économiques, travaux littéraires et recherches autobiographiques) ont constitué le corpus de recherches des auteurs afin de s'appuyer sur des bases à la fois scientifiques et historiques dans l'écriture de l'ouvrage. Conclusion de l'ouvrage et apport historique Dans un contexte où l'Histoire peut être considéré comme des vagues successives formant une marée, à l'image de la comparaison de Fernand Braudel, l'ouvrage des auteurs s'inscrit dans un dynamique démontrant l'importance d'un événement historiques sur d'autres événements. En effet, comme nous avons pu le remarquer en classe, notamment à travers les travaux de Georges Duby, ce qui importe au sein de cet ouvrage n'est pas la fantaisie de savoir qu'est ce qui aurait pu se passer si Richelieu avait été disgracié mais de comprendre que les événements sont interconnectés et liés : la Première Guerre mondiale ne s'est pas déclenchée à l'occasion de l'assassinat de Ferdinand Ier et aurait très bien pu avoir lieu pendant le moment d'Agadir, la question est donc d'aller au-delà de l'événement et de se demander pourquoi. [...]
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