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Du règne d'Ivan IV Vassiliévitch, plus connu sous le nom d'Ivan le Terrible, l'écrivain russe Alexis Tolstoï disait en 1863, soit 3 siècles plus tard, qu'à la lecture des sources pour écrire le roman éponyme, il jetait sa plume, indigné moins à l'idée qu'Ivan IV eût pu exister qu'à la pensée que pareille société eût pu être : "une société qui le considérait sans révolte". À la mort de son père et prédécesseur, Vassili III, en 1533 le jeune héritier est alors âgé de trois ans : l'exercice du pouvoir s'effectuera alors par sa mère entre Héléna Glinska et un groupe de boyards (aristocrates orthodoxes de pays non grecs).
[...] La ville de Moscou est notamment coupée en deux avec une démarcation au niveau de la Neglinnaia qui borde l'un des côtés du Kremlin. Transition : A la suite de ce renouvellement de la sphère du pouvoir et de ses acteurs, Ivan le Terrible s'applique à éliminer ceux qui seraient susceptibles selon lui d'entraîner l'armée ou de le renverser, sans épargner sa propre famille et aboutit en 1570 à l'expédition particulièrement violente de Novgorod, à l'arrestation de l'archevêque Pimen et à une purge au sein-même de l'opritchnina. [...]
[...] Son action va participer pleinement à l'avènement de l'unification de l'Etat russe en ce qu'il est est juge suprême des affaires ecclésiastiques et de la foi, y compris les arts (donc il contribue beaucoup à la commande d'icônes, à l'apogée du style orthodoxe en somme). Transition : Cependant, ce furent plutôt les actes qu'il commit lors de son règne plutôt que les symboles, les titres et ses théories du pouvoir, qui furent une démonstration de l'exercice d'un pouvoir arbitraire. II. L'avènement d'un pouvoir autocratique (1558-1572) A. [...]
[...] La Russie vit sous son pouvoir au moins 25 ans de guerre. Aussi, le nom choisi de "tsar de toutes les Russies" dépasse la portée symbolique et trouve écho dans l'expansion du territoire du pays. B. Le meurtre du fils et la mort d'un tyran Si les premiers assassinats causés par Ivan le Terrible étaient le fruit d'exécutions qu'il commandait avec fond de répression politique répondant à une stratégie de monopole du pouvoir, le meurtre de son propre fils Ivan est beaucoup plus subit, fruit d'un caractère colérique et de plus en plus tyrannique. [...]
[...] Loin de se contenter des symboles, Ivan le Terrible entreprit dès 1549 une série de réformes en mettant en place un nouveau code de lois, le Soudebnik et une refonte de l'administration locale. Ce nouveau système a alors pour objectif de faire face à la corruption et à l'oppression dont faisaient preuve les représentants du pouvoir central. Ivan IV va alors dans le sens d'une autonomie plus affirmée d'élus locaux en échange d'impôts versés par les populations des localités. En 1551, il fait se réunir le Concile des Cents Chapitres où il précise significativement le statut de l'Eglise orthodoxe, son rapport à l'État et à la société. [...]
[...] Tombant gravement malade, il demanda alors aux boyards de prêter serment de fidélité à son fils alors en bas âge, Dimitri. La plupart de ses collaborateurs s'y refusèrent en raison de la souche non princière de la mère de l'héritier, Anastasia Romanovna. La guerre de Livonie initie en 1558 suscite de nouvelles tensions et mène à une rupture entamée entre le tsar et ses conseillers, dont le prêtre Sylvestre qui désapprouvent l'offensive. Ces éléments fragilisant la confiance d'Ivan dans son entourage vont être exacerbés par le décès subit de son épouse, Anastasia en 1560. [...]
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