La Jeune Fille et la Mort, pièce de théâtre, Ariel Dorfman, dialogue, opposition, pragmatisme, démocratisation, dictature, Amérique du Sud, littérature étrangère, torture, violence, justice, vérité, Antigone, Anouilh, vengeance
La Jeune Fille et la Mort est une pièce de théâtre d'Ariel Dorfman. La situation se passe dans un pays d'Amérique du Sud qui ne nous est pas précisé. C'est un pays qui, après une longue et éprouvante période sous la dictature militaire, s'ouvre progressivement et douloureusement à la démocratie. Gerardo et Paulina forment un couple qui vit à l'écart dans une maison en bord de mer.
Un soir, Gerardo rentre chez lui accompagné du docteur Miranda. Paulina croit reconnaître en lui l'un de ses tortionnaires passés. Son but est de le faire avouer pour se venger de ce qu'elle a pu subir. La scène se passe à un moment de la pièce où Paulina a pour but de convaincre Gerardo de prouver la culpabilité de Miranda afin qu'il paie pour ses exactions.
[...] Gerardo emploie ensuite une métaphore (procédé stylistique) pour expliquer à Paulina qu'elle est toujours « enfermée dans cette cave ». Lui aussi parle sans ménagements à Paulina. Ces personnages si opposés dans leur vision du monde mais qu'unit un amour qui semble passionnel et profond entretiennent en toute logique un dialogue très violent, ils se déchirent en tenant des propos très rudes et sans ménagements. Nous avons donc bien vu dans cet extrait l'opposition entre deux personnages qui ont des positions très différentes sinon diamétralement opposés. [...]
[...] La Jeune Fille et la Mort, extrait - Ariel Dorfman (1991) - Quelle est l'importance du dialogue dans cet extrait ? La Jeune fille et la mort est une pièce de théâtre d'Ariel Dorfman. La situation se passe dans un pays d'Amérique du Sud qui ne nous est pas précisé. C'est un pays qui après une longue et éprouvante période sous la dictature militaire s'ouvre progressivement et douloureusement à la démocratie. Gerardo et Paulina forment un couple qui vit à l'écart dans une maison en bord de mer. [...]
[...] On remarque la récurrence de la première personne, à travers la répétition des pronoms personnels. « et moi je peux parler et cela fait des années que je ne dis rien » cette antithèse montre le cruel mutisme auquel est soumise Paulina. Elle répète ensuite « je peux parler ». Elle oblige Gerardo à se placer sur la défensive. Gerado est plus pragmatique, il comprend la souffrance de Paulina mais il songe à préserver l'honneur de la commission dont il fait partie tout comme Miranda. [...]
[...] Dénoncer ce dernier reviendrait à jeter l'opprobre sur la commission. Gerardo accuse Paulina d'égoïsme en répétant plusieurs fois le pronom personnel de la deuxième personne « tu ». Il accuse la jeune femme de penser à se venger de sa propre souffrance personnelle au détriment du processus politique de démocratisation de la nation qui est en marche : « tu satisfais tes propres obsessions, châties pour ton propre compte ». Nous avons donc bien vu comment ces personnages étaient très opposés dans leur vision des choses. [...]
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