Nouvelle vie et autres récits, Ma main à couper, Pierre Bordage, utopie, dystopie, violence, chasse à l'Homme, jeu de rôle, science-fiction, futur, Mars, inégalités sociales, mort, biotechnologie, jeu vidéo, pouvoir, profit, corruption, sacrifice humain, héroïsme, technologie, pauvreté, Précarité, références culturelles, réalité virtuelle, condition humaine, désespoir, exploitation humaine, innovations technologiques, monde virtuel
Commentaire guidé de la nouvelle "Ma main à coupée", issue du recueil "Nouvelle vie et autres récits" de l'écrivain Pierre Bordage composé de 2 parties :
- 12 questions-réponses
- une rédaction sur l'originalité de cette oeuvre de science-fiction
[...] Lorsqu'il se coupe la main, enfin, il fait preuve d'un véritable effort héroïque pour survivre. Il s'agit donc finalement d'un homme ordinaire qui se révèle d'un courage insoupçonné dans le but d'échapper à la mort. Les avancées scientifiques et technologiques relevant du domaine de la biotechnologie sont les suivantes : - La barrière électronique mise en place autour du périmètre du jeu pour empêcher le personnage de s'échapper lorsque les tueurs se mettent à le poursuivre : « une barrière grésillante et bleutée d'une hauteur de dix mètres s'est soudain dressée devant moi, m'a balancée une violente décharge électrique » (p.98). [...]
[...] 10) La nouvelle se termine par le renoncement du personnage principal à sa vie d'avant. Il reste vivre avec Marie, la femme qui l'a aidé à échapper aux tueurs. Désormais sans puce implantée dans la main, il est devenu « un fantôme pour le reste du monde civilisé » (p.107), comme s'il avait perdu son identité. Il a toujours pour projet d'obtenir un jour une greffe de la main. Les deux personnages songent à quitter la Terre pour se rendre sur Mars. [...]
[...] On voit aussi que des hommes puissants n'hésitent pas à employer des hommes pour les livrer à une mort presque certaine. La contre-utopie constitue donc un monde très déshumanisé, privé d'espoir et de libertés. 12) Dans cette nouvelle, tuer un homme par jeu semble complètement normal pour l'employeur qui contacte le personnage principal ; des hommes sont prêts à payer des sommes considérables pour y participer, ce qui est complètement à l'opposé des valeurs auxquelles nous sommes habitués (tuer un homme est un crime). [...]
[...] Cela permet aussi de montrer que le personnage principal vient d'un milieu défavorisé et ne profite donc pas forcément de toutes les innovations technologiques, il est comme resté à un stade antérieur et cela accentue le contraste avec l'employeur qui lui propose cette mission, ou encore les quatre hommes qui se mettent à le traquer. Le personnage principal est pauvre et vit dans un milieu défavorisé, sans emploi fixe. En effet, il vit avec sa compagne Joa dans « un squat d'un quartier délabré de l'ancienne Marne-la-Vallée ». [...]
[...] On peut voir ça aussi comme une mise en garde contre les jeux vidéo, puisqu'ici les nombreux jeux dans lesquels le but est de tuer des hommes deviennent réels, et des hommes sont prêts à payer cher pour y jouer. Cette nouvelle est originale également parce qu'elle même éléments de notre présent, que nous reconnaissons, et éléments du futur comme des puces implantées dans la main. Grâce à ce mélange d'éléments proches et loin de nous, cela rend le risque que tout ça se produire beaucoup plus présent et réaliste, ce qui contribue à rendre le message de la nouvelle très fort. [...]
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