La peste, Camus, littérature française, roman, philosophie de l'absurde, épidémie, Algérie, Algérie coloniale, Résistance, maladie, absurdité, révolte, mort, Seconde Guerre Mondiale, indépendance de l'Algérie, virus, agonie, morale humaine, huis clos
La Peste est un roman d'Albert Camus (1913-1960), un écrivain et philosophe français, également reconnu pour ses engagements politiques, auprès de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale ou en faveur de l'indépendance de l'Algérie dans les années 50.
Le roman, publié en 1947, s'inscrit dans le cycle de la révolte, même si l'expérience de l'absurde est développée en filigrane à travers les personnages principaux et notamment Bernard Rieux, le médecin. L'intrigue est déterminée à Oran, pendant la période de l'Algérie coloniale - l'Algérie étant le pays d'origine de Camus : la ville devient le théâtre d'une épidémie de peste, propagée par des rats, et se transforme progressivement en huis clos.
Le roman est composé de cinq parties, qui suivent la progression narrative du texte, mais qui correspondent également à des étapes philosophiques.
[...] La Peste - Albert Camus (1947) La Peste1 est un roman d'Albert Camus (1913-1960), un écrivain et philosophe français, également reconnu pour ses engagements politiques, auprès de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale ou en faveur de l'indépendance de l'Algérie, dans les années 1950. Si Camus a souvent été assimilé à l'existentialisme de Jean-Paul Sartre2, son contemporain, il s'en est toujours refusé. En effet, la philosophie de Camus se déploie particulièrement autour de deux cycles ; le cycle de l'absurde, d'abord, qui s'appuie sur la prise de conscience lucide de l'existence humaine dont la quête de sens est vaine. [...]
[...] Arras : Artois Presses Université Olivier Salazar-Ferrer, « Le dialogue Benjamin Fondane et Albert Camus dans L'Homme révolté ». p.173-185. [...]
[...] Tarrou quant à lui, meurt chez Rieux, qui hérite de ses carnets. D'autre part, Rieux apprend, par un télégramme, le décès de son épouse - qui avait quitté Oran avant la propagation du virus - emportée par la tuberculose. Le narrateur était d'ailleurs Rieux lui-même, qui a pensé cette chronique comme la plus tangible possible, pour incarner son devoir de mémoire. En Février, les portes de la ville se rouvrent enfin. Le discours profondément humaniste de ce roman est ce qui le rend, aujourd'hui encore, pertinent et important. [...]
[...] L'identité de ce roman est surtout constituée à travers les propositions philosophiques, mais pour raconter l'intrigue, il faut éclairer les éléments narratifs, parfois au détriment du discours plus profond. L'ouvrage m'a apporté un biais de lecture sur la propagation d'une épidémie et sa cure, aussi bien du point de vue médical que politique et social. BIBLIOGRAPHIE BENKHODJA Ammar, « Relire Camus : une ethnocritique de la peste », Carnets [En ligne], Deuxième série. BRODZIAK, Sylvie (dir.) ; et al. Albert Camus et les écritures du xxe siècle. Nouvelle édition [en ligne]. [...]
[...] La quatrième partie couvre l'automne, pendant lequel les personnages sont usés par la lassitude et la fatigue face à l'épidémie. Alors qu'un nouveau sérum est proposé, les personnages principaux assistent à la lente agonie d'un enfant, le fils du juge Othon - personnage maqué au début du récit comme un indifférent. La jeunesse du garçon fait de cette agonie un climax dans l'épidémie et figure l'horreur de la maladie : « Mais jusque-là du moins, ils se scandalisaient abstraitement, en quelque sorte, parce qu'ils n'avaient jamais regardé en face, si longuement, l'agonie d'un innocent.»14. [...]
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