La Route, Cormac McCarthy, roman, littérature américaine, espoir, humanité, éthique, apocalypse, violence, désespoir, mémoire, civilisation, voyage, morale humaine, amour, survie, peur
Le roman intitulé La Route est l'oeuvre de Cormac McCarthy, publié aux États-Unis en 2006, puis en France en 2008 aux éditions de l'Olivier. Très bien accueilli par le public, il a notamment reçu le prix Pulitzer de la fiction en 2007 et le prix Ignotius en 2008. Il a été adapté au cinéma en 2009 par John Hillcoat. Son auteur, Cormac McCarthy, est considéré aujourd'hui comme un écrivain majeur de la littérature américaine contemporaine.
[...] La Route - Cormac McCarthy (2006) Le roman intitulé La Route est l'?uvre de Cormac McCarthy, publié aux Etats-Unis en 2006, puis en France en 2008 aux éditions de l'Olivier. Très bien accueilli par le public, il a notamment reçu le prix Pulitzer de la fiction en 2007 et le prix Ignotius en 2008. Il a été adapté au cinéma en 2009 par John Hillcoat. Son auteur, Cormac McCarthy, est considéré aujourd'hui comme un écrivain majeur de la littérature américaine contemporaine. [...]
[...] Tout est sous le signe de l'anonymat : on ignore qui ou quoi a provoqué une telle torpeur dans le monde ; on ne connaît pas le nom du père et du fils, désignés sous l'appellation prosaïque de "l'homme" et du « petit », on ne sait presque rien de leur passé (hormis quelques souvenirs qui reviennent de manière épisodique). Finalement, La Route est un roman est captivant et stimulant. Car ce sont dans les environnements apocalyptiques que l'on peut explorer et approfondir les thèmes tels que la peur, l'espoir, l'amour ou la survie, des sujets qui font partie de notre humanité. [...]
[...] Or, La Route est un récit qui appartient à plusieurs registres. C'est à la fois une ?uvre métaphorique, un roman initiatique et un récit métaphysique : les deux protagonistes sont dans une quête impossible d'un paradis perdu, enfermés dans un quotidien répétitif permanent puisqu'il leur faut sans cesse repartir et confrontés à des dilemmes éthiques. Finalement, leur plus grand défi est peut-être de lutter contre eux-mêmes : résister au désespoir qui les ronge, à l'envie de céder à la bestialité, à l'angoisse de leur existence. [...]
[...] Ils rencontrent également des survivants, semblants d'êtres humains réduits à l'état de bêtes, qui s'adonnent à la violence et pratiquent le cannibalisme. Pourtant, dans cette atmosphère oppressante et anxiogène, le père et le fils continuent de vivre selon leurs valeurs. Si le père use de la violence, ce n'est qu'en dernier recours et par mesure défensive. La relation entre le père et le fils est un échange constant : le père tente de transmettre l'espoir chez son fils et lui enseigne de ne pas céder au mal pour survivre, tandis que le fils (né après l'apocalypse) possède une forte empathie qu'il tente d'entretenir chez son père lorsque ce dernier se montre trop méfiant et réticent à aider un inconnu qu'ils rencontrent. [...]
[...] Le roman plonge ainsi le lecteur dans une époque postapocalyptique où un hiver nucléaire d'origine inconnu semble s'être abattu sur le monde. Les hommes et la faune ont quasiment disparu. Dans ce décor, le père et le fils avancent en direction du sud, confrontés à des conditions météorologiques effroyables, sans cesse aux aguets, en proie à une peur sourde et à un danger inconnu qui les guette en permanence. Les protagonistes se sentent suivis, épiés ; le moindre étranger est perçu comme un ennemi potentiel ; la barbarie et la violence sont omniprésentes. [...]
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