Processus de défense, déni, psychanalyse, Freud, perversion, état limite, xénopathie, refoulement, névrose, psychose, moi, dichotomie topique, traumatisme, culpabilité, anxiété, confiance en soi, imago, inconscient, réalité, castration, mécanismes de défense, développement psychique, destruction, dissociation, borderline
Le clivage de moi se produit en général quand deux attitudes coexistent envers une réalité externe. Cette dernière est prise en considération par la première attitude. Par contre, la deuxième la renie au profit d'une autre réalité fantasmée. [...]
Le clivage de l'objet, expression psychanalytique introduite par Mélanie Klein, est un autre processus de défense à l'encontre de l'anxiété et de la peur à l'oeuvre, en particulier « dans la positon paranoïde-schizoïde ». [...]
L'objectif de notre travail est de déterminer les bienfaits du clivage du moi et de ceux de l'objet, ainsi que les pathologies s'y rapportant.
[...] D'après ce même Bayle, le clivage, sachant préalablement que c'est une technique de défense séparant deux parties d'ordinaire en relation, est suivi d'un déni et d'une « identification projective ». Enquerrons-nous d'abord des ouvrages psychanalytiques de Freud pour infirmer ou confirmer cette considération de Bayle et afin de pouvoir mettre en relation le clivage du moi à celui de l'objet. Nous pouvons avoir une impression à travers une première lecture de l'ouvrage écrit par Freud Le clivage du moi dans le processus de défense, cité en supra que le concept de clivage du moi serait assimilé à celui de la conscience. [...]
[...] Il considère qu'une entité cosmique assimilée au Jésus chrétien ou Dieu l'aurait « pénétré sexuellement ». Si on considère cette entité comme étant masculine, Dieu serait homosexuel. Les « nerfs de Dieu » désignent la semence masculine au lieu de sperme et spermatozoïde. Contrairement à ce que l'on croit, la fécondation ici est possible et évoque le cas de Marie qui est enceinte grâce à Dieu sans pénétration corporelle. Tout se produit dans la tête, dans le psychisme mais projeté dans la réalité. A l'égard de ces phénomènes psychiques démontrées par le délire d'influence de Schreber, Freud pense que « le délire paranoïaque de Schreber est la réalisation d'un désir homosexuel projeté dans la réalité. »12 Le délire ici est conçu comme une tentative de retour au monde réel par Schreber, la première partie clivée, la satisfaction libidinale obtenue à travers la sensation morbide ou non d'une pénétration incorporelle venant de Dieu est la deuxième partie clivée. [...]
[...] L'objectif de notre travail est de déterminer les bienfaits du clivage du moi et de ceux de l'objet, ainsi que les pathologies s'y rapportant. Pour réaliser ce travail, nous allons voir dans une première partie les avantages du clivage du moi et de l'objet et dans une deuxième partie nous allons évoquer et étudier les différentes pathologies liées à ce clivage. Une étude de cas de l'?uvre et personnage freudiens Le président Schreber appuiera notre argumentation. I. Les avantages du clivage du moi et de l'objet L'idée qui peut nous venir à l'esprit lorsqu'on parle de clivage est celle de séparation, du fractionnement d'un ensemble, d'un tout en deux parties. [...]
[...] Ces dernières le conduisent à devenir hystérique, à développer des phobies car des fonctions psychiques se trouvent inhibées. Désormais nous allons entrer dans un cas clinique de clivage psychotique du président Schreber. Daniel Paul Schreber était président à la Cour d'appel de Dresde, une ville en Allemagne. Il est à savoir que Schreber est admis comme étant le patient le plus célèbre dans l'histoire de la psychiatrie et celle de la psychanalyse en ce sens que cette dernière s'intéresse à la psychose. [...]
[...] D'autre part, cette qualification ambivalente se fait par le biais des réalisations fantasmatiques projetées sur l'objet par le sujet. Nous pouvons alors conclure qu'il est ici question du clivage du personnage interne que l'enfant s'est conçu « un prototype inconscient d'un personnage qui va orienter par la suite toutes ses relations avec autrui », c'est-à-dire celui d'un imago voire des imagos maternels, mais il ne s'agit pas de celui d'un objet concret. Ces imagos vont donc assumer le rôle de « prisme déformant » à travers le « mécanisme de la projection ». [...]
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