Déficit public, dette publique, dépenses publiques, recettes fiscales, économie française, interventionnisme, keynésianisme, libéralisme, crise sanitaire, charge de la dette, taux d'intérêt, Europe, PIB Produit Intérieur Brut, service public, assurances sociales, emprunt, marchés financiers, politiques économiques, finances publiques, politique budgétaire
Actuellement, la France est dans une situation de déficit public. Elle n'a plus connu d'excédent depuis 1974. Le budget 2024 prévoit une diminution des dépenses de l'État de 3,6 % en volume par rapport à 2023, et une hausse de 17 milliards d'euros de recette fiscale nette.
Consigne :
À partir des documents et de la situation, vous répondrez aux questions suivantes :
- Quel est l'impact des mesures du budget 2024 sur le déficit public ?
- Distinguer déficit public et dette publique
- [...]
[...] C'est notamment ce que montre Joseph Stiglitz. L'on peut calculer les taux d'évolution des dépenses et des recettes, ainsi que leur rapport associé, au travers de la formule de la variation relative, décrite comme suit : Variation relative (en = (valeur finale?valeur initiale) / valeur initiale×100 Q30. L'analyse des indicateurs montre que l'intervention de l'État a été en constante augmentation et que la France, si elle tente des « incursions libérales », montre une forte « coloration » Keynésienne au travers de dépenses publiques croissantes et particulièrement soutenues afin de stimuler l'économie et la consommation, assurer la redistribution des richesses et une meilleure justice sociale, et également mettre en place des outils de réponse à d'éventuels chocs exogènes (montré par Blanchard et Johnson). [...]
[...] Comme décrit dans la question précédente : un déficit public alimente la dette publique parce que, pour combler le déficit, l'État doit emprunter (avec une charge associée) et que plus un état est économiquement en difficulté, plus le taux d'interêt proposé par le marché sera élevé. Q34. Selon les données du document 13, le déficit public en 2023 est estimé à du PIB (on calcule ce pourcentage en divisant le déficit par le PIB et en multipliant par 100). Ce chiffre, largement au-dessus de ce que prescrit la règle fixée par l'Europe peut s'expliquer par une dépense publique portant encore les stigmates de la période post-covid mais supportant également divers facteurs pas toujours endogènes, tels l'augmentation des prix de l'énergie, facteur ayant un effet drastique sur l'activité et l'inflation et donc, sur la dépense à supporter par l'Etat. [...]
[...] Le déficit et la dette publique Q28. Le budget 2024 vise à réduire le déficit de deux manières. D'une part, en diminuant la dépense publique sur un volume de par rapport à 2023, et d'autre part au travers de mesures visant à augmenter les recettes fiscales milliards d'euros). Cette approche s'inscrit dans une perspective libérale, à rapprocher des théories néoclassiques qui prônent une intervention moindre, voire minimale, de l'Etat dans le paysage économique (le marché). Des auteurs tels que Mankiw ou Krugman ont notamment étudié ce fait de réduction du déficit public par une diminution des dépenses étatiques. [...]
[...] Le déficit public cause la dette publique. L'on définit cette première notion en tant que différence entre les recettes et les dépenses sur une année (et également expliquer que ce montant correspond à un financement par emprunt de l'Etat sur les marchés financiers. La dette publique traduit l'accumulation des déficits passés avec un facteur supplémentaire particulièrement délétère : la charge de la dette (charge des intérêts à payer) qui est variable en fonction du contexte économique et des notations données par les agences Moodys, Fitch etc.). [...]
[...] Dans cet esprit, la dette publique a augmenté en atteignant un pic en 2021 à du PIB. Malgré les efforts du gouvernement pour stabiliser cette augmentation, et même amorcer une diminution du déficit (avec seulement un effet de ralentissement de l'augmentation de la dette), le contexte économique mondial est venu impacter l'économie française (guerre russo-ukrainienne, tension sur les ressources etc.) avec notamment un impératif de transition énergétique qui porte en lui de forts impacts en termes de dépense : c'est ce qui explique l'arrêt des subvention, en Allemagne, pour l'achat de véhicules électriques?mais également les fortes coupes budgétaires imposées aux projets de transition énergétique dans l'économie française. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture