Le Cri du peuple, Jules Vallès, IIIe République, Commune de Paris, mouvement communard, mouvement anti-républicain, texte révolutionnaire, société bourgeoise
Fondateur d'un journal appelé « Le cri du Peuple », Jules Vallès était l'un des élus de la Commune de Paris en 1871. C'est de ce journal que le document que nous nous apprêtons à commenter est extrait. Partisan de la liberté et d'un socialisme décentralisateur, contraire à toute forme de dictature, il avait combattu jusqu'à être exilé à Londres et condamné à mort. Dans ses ouvrages, il dénonçait les injustices de la société bourgeoise d'un ton réaliste, journalistique et autobiographique. C'est donc dans cet esprit que son journal, Le cri du Peuple, est structuré et rédigé. Difficile de compréhension aujourd'hui, si extrapolé de son contexte, l'extrait ici présenté s'insère dans l'environnement de la Commune de Paris de 1871, le mouvement insurrectionnel devenu par la suite gouvernement, voulu et mis en place par le peuple de Paris suite à la guerre franco-allemande entre le 18 mars et le 27 mai 1871.
[...] C'est donc la naissance d'une nouvelle époque celle qui est annoncée le 29 mars 1871, le début d'un nouveau parcours qui mènera, selon l'auteur, à la fin des dictatures, à l'obtention et à la défense des libertés d'un peuple uni et libre qui, par le sang et par la révolution, aura revendiqué ses droits et obtenu un futur meilleur. C'est le début d'une IIIe République fortement contestée et qui n'annonce rien de positif pour la stabilité de ce Gouvernement français. La question qui se pose et qui anime ce texte est alors celle de savoir comment un texte si lyrique et réaliste illustre, par la réaffirmation et l'évocation de la proclamation de la Commune de Paris dans un contexte difficile de contestation de la IIIe République, des principes fondateurs de l'actuel droit constitutionnel et international. [...]
[...] Un texte révolutionnaire proclamant la Commune de Paris et le droit du peuple à disposer de lui-même Le texte ici présenté est un cri révolutionnaire favorable, par la proclamation de la Commune de Paris, à l'autodétermination du peuple parisien dans un contexte historique difficile, fait de « défaites et d'angoisses », dans lequel la IIIe République est venue se proclamer A. Un contexte de « vingt-ans de défaites et d'angoisses » Tout au long du XIXe siècle, la France a connu trois régimes politiques bien différents entre eux. [...]
[...] Il s'agit d'un témoignage cruel de l'insurrection et de l'esprit qui l'animait et de la conviction que ces événements, même si sanglants et déséspérés, étaient le seul moyen pour en arriver à reconquérir les libertés individuelles. C'est ainsi que déjà dans une édition précédente du journal, notamment celle du 21 mars, Jules Vallès écrivait qu'« une nouvelle révolution pacifique et fière vient de s'accomplir Paris s'est reconquis. Il est maintenant libre et souverain, maître de ses destinées et de son avenir. S'il sait prendre aujourd'hui même une résolution énergique et sage à la fois, le triomphe de la République est assuré, et la date du 20 mars sera une des plus grandes de l'histoire [?] ». [...]
[...] Le Cri du peuple, Jules Vallès et la proclamation de la commune - Jules Vallès et Pierre Denis (1871) - Comment un texte si lyrique et réaliste illustre, par la réaffirmation et l'évocation de la proclamation de la Commune de Paris dans un contexte difficile de contestation de la IIIe République, des principes fondateurs de l'actuel droit constitutionnel et international ? COMMENTAIRE « Dans tout homme qui tient une plume? le bourgeois voit un inutile ; dans chaque bourgeois, l'homme de lettres est un ennemi ». [...]
[...] Il n'était donc pas question pour Paris et ses habitants de quitter la ville, de s'éloigner de ses faubourgs, comme le texte l'indique, mais, bien au contraire, à travers la Commune et l'insurrection, de s'opposer à un régime, celui de la France toute entière, non respectueuse d'un idéal égalitaire et dépourvu de classes sociales. C'est ici toute la ligne politique de Jules Vallès, finalisée au maintien et à l'extension des libertés démocratiques, selon sa formule de 1867, « la liberté sans rivages »2. [...]
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