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Découvrez les enjeux autour de l'interdiction du glyphosate, un herbicide controversé utilisé dans l'agriculture. Les débats opposent les partisans de l'interdiction, tels que les associations environnementales et les citoyens, aux industriels comme Monsanto, qui risqueraient de perdre leur fonds de commerce. Les instances de santé, comme le CIRC et l'OMS, ont des avis divergents sur la dangerosité du glyphosate. Alors que certains pays et organisations militent pour une interdiction, d'autres remettent en cause les études scientifiques qui soutiennent cette position. Les pratiques de ghostwriting et les lobbyistes influencent également les décisions politiques. Rejoignez le débat et découvrez les arguments pour et contre l'interdiction du glyphosate, un produit chimique dont la dangerosité est contestée. Les citoyens, les politiques et les instances de santé s'unissent pour faire entendre leur voix dans ce débat crucial pour l'environnement et la santé publique.
[...] - Qui sont les acteurs mobilisés, avec quels arguments et quelles ressources ? Pour répondre à cette interrogation, nous distinguerons six types d'acteurs : les citoyens, les associations, les entreprises privées, les médias, le secteur politique et enfin les instances de santé. Bien que nous analyserons plus ou moins ces catégories de manière séparées et linéaires, celles-ci coexistent, interagissent et s'utilisent mutuellement. En premier lieu, nous avons les citoyens, ces derniers peuvent eux-mêmes être découpés en deux sous-groupes. D'abord, les individus contre l'interdiction du glyphosate. [...]
[...] Seulement, ce débat est aujourd'hui alimenté par le doute que possèdent l'ensemble des instances scientifiques quant aux études qui sont menées sur la dangerosité du glyphosate. En effet, d'un côté il y a les pratiques de ghostwriting qui « consiste pour une entreprise à rédiger elle-même une étude scientifique, puis à rémunérer des scientifiques extérieurs afin qu'ils les endossent en les signant », ce que l'entreprise Monsanto (fabricant du glyphosate) aurait effectué à plusieurs reprises - notamment pour critiquer et remettre en cause les méthodes du CIRC sur leur choix de classer le glyphosate comme cancérigène. [...]
[...] Nos quatrièmes acteurs sont les médias. Bien que les médias aient leurs arguments en faveur ou contre l'interdiction du glyphosate en fonction de la ligne éditoriale du média, les médias sont davantage une ressource pour les autres acteurs cités auparavant et à en devenir. Les médias sont un canal de communication permettant ainsi une visibilité des opinions, des idées, des initiatives de chacun de ses acteurs. Ainsi, nos différents documents proviennent et mentionnent différents médias : AFP, Le Monde, Forbes, Huffington Post, Les Échos, l'Express. [...]
[...] Citoyens, entreprises, ONG, politiques, agences de santé les utilisent donc, comme mode d'actions pour déployer et communiquer leurs propres arguments sur le glyphosate puis les pesticides. En cinquième lieu, nous avons les politiques. Dans cette catégorie, nous mettons ensemble à la fois les personnalités politiques des différentes échelles (députés, présidents, maires, mais également les institutions politiques en elles-mêmes Parlement, Commission, État français, Pour le secteur politique, leurs arguments dépendent également de leur partis/idéologie politique. Il semble tout à fait juste de dire que le parti Europe Écologie les Verts (=EELV) soit en faveur de l'interdiction du produit phytosanitaire tandis qu'un autre serait contre. [...]
[...] En troisième lieu, nous avons les entreprises privées. Un peu de la même manière que les agriculteurs cités plus tôt, les entreprises privées agissent souvent pour leurs intérêts particuliers économiques. En effet, Monsanto n'a pas intérêt à ce que l'un de ces produits, le glyphosate (ainsi que le reste de ces produits phytosanitaire) soit interdit car elle perdrait ainsi son fonds de commerce et pourrait être alors en faillite. Pour éviter ce scénario plusieurs méthodes sont utilisés comme le ghostwriting que nous avons décrit précédemment, les tribunes dans les médias qui nous est démontré dans le document 3 (« Il y est convenu qu'un texte critiquerait les pratiques du CIRC soit signé par le biologiste [Henry Miller]. [...]
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