Angleterre, Jacques 1er, monarchie absolue, prérogative royale, absolutisme royal, Parlement anglais, monarchie parlementaire, Bill of Rights, Glorieuse Révolution, équilibre du gouvernement, Jacques II, Guillaume III, Marie II, équilibre des pouvoirs, crise institutionnelle, True law of free monarchies, Chambre des Communes, fiscalité, relations internationales, guerre civile anglaise, Charles 1er, pouvoir exécutif, pouvoir royal britannique, géopolitique
Au début du XVIIe siècle, l'Angleterre connaît une intensification des conflits entre la monarchie absolue et le Parlement. Jacques Ier, monarque d'Angleterre et d'Écosse, représentait une conception absolutiste du pouvoir, basée sur la doctrine du droit divin des rois. Toutefois, le Parlement, plus précisément la Chambre des Communes, réclame une plus grande implication dans l'administration des affaires du royaume, spécifiquement en ce qui concerne la fiscalité et les relations internationales. [...]
Ces tensions représentent les débuts des conflits politiques qui conduiront à la guerre civile anglaise et à l'instauration de la monarchie parlementaire.
[...] Différents pays européens adopteront des orientations variées, oscillant entre absolutisme, à l'instar de la France sous le règne de Louis XIV, et parlementarisme, semblable à celui du Royaume-Uni après 1689, comme la Norvège. Ces différences illustrent des décisions politiques et institutionnelles diverses, qui continuent de modeler les systèmes politiques contemporains. Ces conflits entre le Parlement et la monarchie ne sont pas des phénomènes à part : ils font partie d'un mouvement plus vaste de mutation des systèmes politiques en Europe. [...]
[...] Un pas vers la monarchie parlementaire Sous le règne de Charles fils de Jacques les tensions entre la monarchie et le Parlement, déjà importantes, se renforcent. Selon Michel (2017, p. ces affrontements atteignent leur apogée avec la guerre civile anglaise (1642-1651), qui met en opposition les partisans du roi et ceux du Parlement. Ceci constitue un moment clé qui conduit à la mise à mort de Charles en 1649 et à l'instauration d'un régime républicain dirigé par Olivier Cromwell. C'est la première mise en question radicale de la monarchie anglaise qui se produit avec cette interruption. [...]
[...] Dans leur réponse datée du 18 décembre 1621, ils déclarent que : « les libertés, franchises, privilèges et juridictions du Parlement lui appartiennent par l'ancien et indubitable droit de naissance et héritage des libres sujets d'Angleterre ». Cela implique que les députés estiment que leurs prérogatives ne sont pas des dons royaux, mais des droits inaliénables dérivés de l'histoire constitutionnelle de la nation. Cette déclaration contredit directement la perspective de Jacques 1er qui insiste sur le fait que ses privilèges ne sont rien d'autre qu'une tolérance royale et non un droit inhérent. De plus, les Communes soulignent leur droit à la liberté d'expression et leur capacité de discuter tous les sujets qui ont de l'importance nationale. [...]
[...] Sous Charles 1er, ces tensions croissantes sont en fait à l'origine de la guerre civile anglaise et, en fin de compte, conduisent à la mise en place d'une monarchie parlementaire suite à la glorieuse révolution de 1688. Par conséquent, le conflit de 1621 constitue une étape cruciale dans le développement politique anglais et contribue à instaurer un équilibre des pouvoirs entre le Parlement et la monarchie. L'affrontement entre Jacques et le Parlement en 1621 illustre une opposition fondamentale entre deux conceptions du pouvoir. D'un côté, on retrouve une monarchie absolue basée sur le droit divin où le roi est le seul détenteur de l'autorité politique. [...]
[...] Par conséquent, pour lui, les privilèges parlementaires ne sont qu'une concession temporaire, et non une prérogative fondamentale. De plus, James VI a conceptualisé cette idée dans son ouvrage The trew law of free monarchies (1598), où il déclare clairement que les monarques sont souvent qualifiés de dieux en raison de leur autorité divine. Cela illustre sans équivoque que Jacques Ier perçoit son autorité comme sacrée et incontestablement possédée, ce qui justifie son refus de toute intervention parlementaire. Le roi soutient aussi son pouvoir par le raisonnement de l'expérience : seul un monarque, assisté de ses conseillers, détient la connaissance requise pour décider des affaires d'État. [...]
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