Du Contrat social, Rousseau, liberté, égalité, pouvoir, abus de pouvoir, puissance, richesse, justice, lois, inégalités sociales, système législatif, droits de l'Homme, philosophie politique, théorie de l'égalité, équité, libertés individuelles
Commentaire guidé en 3 parties sous forme de questions-réponses sur un extrait du Contrat social de Rousseau (analyse, synthèse, commentaire).
[...] S'il y a des inégalités, la liberté est menacée. De plus, dans le terme d'« inégalité », on peut y voir le préfixe négatif « in » qui montre alors une forme d'opposition. Si des Hommes sont inégaux entre eux, cela sous-entend que certains vont être privés de certaines de leurs libertés tandis que d'autres non ; ou encore que la liberté de certains sera bafouée pour permettre la complète liberté des autres : l'inégalité apparait comme un frein majeur à la liberté. Cela n'est pas sans rappeler la célère citation de John Stuart Mill : « La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. » Ce texte de Rousseau permet parfaitement de répondre à cette question puisqu'il lie les deux notions dès le début. [...]
[...] Du Contrat social, Extrait - Jean-Jacques Rousseau (1762) - Comment garantir une forme d'égalité pérenne entre les Hommes ? Questions sur texte Éléments d'analyse Selon Rousseau dans son contrat social, tout système de législation se réduit à assurer deux notions : la liberté et l'égalité. Il entreprend d'abord de définir la liberté comme un moyen d'affirmer son indépendance face à l'Etat. Être libre, ce n'est pas suivre tout ce que décide les puissants de ce monde, c'est-à-dire l'Etat. Puis, pour l'égalité, sa définition est assez simple puisqu'il explique qu'elle est obligatoire pour créer la liberté. [...]
[...] Mais, la question fondamentale tourne autour de la diminution des abus pour rendre la loi juste. La fin du texte vient montrer des limites à cette interrogation : « Cette égalité, disent-ils, est une chimère de spéculation qui ne peut exister dans la pratique ». Rousseau conclut que pour limiter ces abus, il faut impérativement légiférer l'égalité : « C'est précisément parce que la force des choses tend toujours à détruire l'égalité que la force de la législation doit toujours tendre à la maintenir. » La loi n'apparait donc pas plus juste avec la régulation des abus, mais elle apparait néanmoins plus cohérente. [...]
[...] Il montre les limites de son sujet en admettant que l'égalité parfaite n'existe pas mais conclut par la nécessité de la codifier et donc de la légiférer. Grâce aux éléments vus précédemment, il apparait que l'idée principale du texte est la mise en avant du besoin de cadre concernant l'égalité en l'inscrivant dans la législation. Le texte met en évidence la notion d'égalité et son importance dans notre société tout en proposant une façon de l'ancrer dans notre quotidien et dans la loi. [...]
[...] La première contrainte à cela est évidemment que la liberté et l'égalité vont de pair. S'il y a des abus sur quelqu'un, cela sous-entend qu'il n'est pas égal à son tortionnaire et surtout qu'il n'a pas la liberté de se libérer de ses chaines. Selon le texte, les abus doivent être réglés de deux côtés : ceux des plus puissants, mais aussi de manière plus étonnante, de ceux des plus faibles. Pour les plus puissants, rien de bien surprenant, ils ne doivent pas montrer une forme de domination sur les autres : « quant à la richesse, que nul citoyen ne soit assez opulent pour en pouvoir acheter un autre, et nul assez pauvre pour être contraint de se vendre. [...]
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