La Délivrance de l'erreur, Al-Ghazâlî, essai, mysticisme, islam, Religion, vérité, Saint-Augustin, Pascal, connaissance, raison, critique, Aristote, Nietzsche
Al-Ghazâlî est un penseur islamique du XIIIe siècle, enseignant à Bagdad puis à Nîshâpû, après une période de retraite de onze années, sous la domination des Seljoukides (Turcs). « La Délivrance de l'erreur » est écrite au moment du retour à l'enseignement. [...]
C'est un essai d'autobiographie intellectuelle ainsi qu'un plaidoyer pour le mysticisme islamique, écrit par un penseur au sommet de ses connaissances et de son expérience. Ce livre de pensée islamique se présente comme l'explication d'un parcours de pensée, qui rappelle de manière frappante la méthode utilisée dans « Les Confessions » de Saint-Augustin, où l'évêque narrait son évolution du manichéisme au catholicisme.
[...] L'?uvre d'Al Ghazali en est une étape, comme celle d'Averroès, quasiment à la même époque, beaucoup plus audacieuse en direction de la liberté de penser. Mais déjà le texte se réfère à la lecture d'Aristote par Avicenne. -Al Ghazali a tenté chacune de ces voies. Il reconnaît au scolastiques la vertu de s'opposer aux novateurs théoriques. Mais en combattant les novateurs, ils sont entrés dans leur jeu, et ont accepté d'une certaine manière leur manière de réfléchir, en montrant en quoi elle se heurtait à des contradictions internes. [...]
[...] multiplie les approches : il observe, il lit, il écoute, autant d'actions qui lui apparaissent nécessaires pour examiner, scruter, pénétrer une doctrine religieuse. Sa démarche, qui associe différentes méthodes, est remarquable : al-?az?l? a saisi que pour prétendre au rang de science, l'étude des religions implique la conjugaison des approches méthodologiques 7». Le point de vue mathématiques ferme des voies sur la vérité car il n'est que mathématique. Tout savoir réel est un savoir décloisonné. « Toute technique a ses experts sans rivaux, ignorants et stupides dans d'autres domaines » écrit-il. [...]
[...] D'être logique. En menaçant l'Islam, les « hérésies » et les imperfections ont convaincu le mystique d'enseigner à nouveau. [...]
[...] Il n'est donc pas question, en ce moment historique, de cohabiter avec la philosophie. Les philosophes sont des hérétiques, car ils n'affirment pas la résurrection des corps, ils chassent Dieu du domaine du particulier, et le confinent à l'universel, ce qui est inacceptable au regard de la conception d'un Dieu omniscient. Ils soutiennent l'idée de la préexistence de l'univers, ce qui est un pas de trop vers l'athéisme. -Pour le penseur islamique, les philosophes sont à ranger en trois catégories : matérialisme, naturalisme, théisme. [...]
[...] Le Prophète serait alors l'annonce d'un être supérieur, appelé à venir, et les facultés intellectuelles de l'Humain ne serait qu'une étape. Pour reprendre Nietzsche, l'humain serait appelé à se dépasser lui-même. Mahomet est dans l'Islam, un homme, il n'a pas la même place que le Christ dans le christianisme. C'est un modèle à suivre. Pour l'auteur, il n'est pas simplement l'objet de la Révélation, mais c'est un homme qui s'est élevé jusqu'à la Prophétie la plus haute. La Vérité. Là où le temps s'abolit. [...]
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