La République, Platon, antiquité grecque, cité grecque, éducation, solidarité, allégorie de la caverne, pouvoir, élite, intérêt général
Platon est un philosophe majeur de la Grèce antique. Il fut également le disciple de Socrate. Il exerça une grande influence dans l'histoire de la discipline. L'extrait qu'il nous est donné d'étudier provient de La République, un de ses ouvrages majeurs. Sous la forme d'un dialogue avec le disciple Glaucon, il développe l'idée de la nécessité pour les philosophes de ne pas se consacrer simplement à l'exercice de la pensée, mais qu'il s'agit pour eux de s'intéresser à la vie de la cité en guidant les hommes du commun vers le Bien. Pour Platon, ce sont les hommes supérieurs les plus aptes à exercer ce pouvoir et ils sont, d'une certaine manière, redevables envers la cité qui leur a permis de s'élever ainsi.
[...] À la différence des hommes supérieurs des autres cités qui sont arrivés là où ils sont sans l'aide de personne, les philosophes de la cité platonicienne sont redevables de la communauté. Les philosophes, par leur connaissance du monde supérieur des Idées sauront le mieux possible guider les hommes du commun. Les philosophes sauront de quelles « figures » du monde supérieur les « figures » du monde du commun sont le reflet dans cette célèbre théorie platonicienne d'un monde intelligible dont le monde sensible ne serait qu'un pâle reflet. [...]
[...] Parce que les philosophes sont supposés être indifférents au méprisable pouvoir, ils sont les plus capables de l'exercer, à la différence des hommes politiques de profession qui ne pensent qu'au pouvoir. Ce sont les philosophes qui sont les plus à mêmes d'organiser une société paisible. On retrouve donc dans cet extrait les grands principes de la pensée platonicienne mais également son souci de la vie en société. Platon développe l'idée d'un philosophe qui se trouve au c?ur même de la cité et non la conception d'un philosophe vivant à l'écart de la société et n'évoluant que dans les régions éthérées de la pensée. [...]
[...] Le philosophe insiste donc sur l'idée que ce souci des autres peut passer par la contrainte mais une contrainte qui serait juste. Platon fait alors la distinction entre les hommes supérieurs dans les autres cités et les hommes supérieurs dans la cité qui est la leur. En effet, dans les autres cités, les homes supérieurs sont arrivés à cet état « de par leur propre initiative », ils ne sont donc pas en quelque sorte redevable de la cité. La situation est différente dans la cité platonicienne. [...]
[...] Comment, dans cet extrait de La République, Platon défend l'idée que les hommes supérieurs sont les plus à-mêmes d'exercer le pouvoir parce qu'ils sont dépositaires d'un savoir supérieur à la différence des politiques de profession prisonniers des ombres de l'ignorance ? Le texte peut être divisé en trois mouvements. Le premier mouvement, du début jusqu'à « lien politique de la cité », Platon explique que les philosophes ne doivent pas se contenter de rester dans le monde supérieur des idées mais qu'ils doivent se mêler à la cité pour aider les hommes à parvenir au bonheur. [...]
[...] Il y a donc en premier lieu l'idée d'une obligation mais également l'idée qu'il faut un talent particulier, une aptitude naturelle pour, nous le développerons davantage ensuite, connaître le bien. Tout le monde n'a pas les mêmes aptitudes pour s'élever vers le Ciel des Idées platonicien, là où se trouve le Beau, le Bien, le Vrai supérieurs : « voir le bien » et « gravir le chemin de cette ascension ». On retrouve ici une notion fondamentale de la pensée platonicienne, l'idée souvent représentée à travers l'allégorie de la caverne, c'est-à-dire qu'il existe une sorte de monde supérieur des Idées auquel peuvent seulement avoir accès les philosophes qui s'exercent à la pensée et dont le monde commun ne peut apercevoir que les ombres parce qu'ils sont enfermés dans une caverne en-dessous de ce monde supérieur des idées. [...]
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