Socrate, Platon, théorie des idées, Allégorie de la Caverne, monde intelligible, monde sensible, sophistes, Protagoras, Gorgias, maïeutique, relativisme, subjectivité, vérité, connaissance, philosophie grecque, sophisme, dialogue, vérité universelle, connaissance de soi
La philosophie consiste en la recherche de la vérité. Cette recherche a cependant pu prendre différentes formes, comme en témoignent les exemples de Socrate et des sophistes qui eurent recours à une voie très différente de celle du philosophe grec. Nous nous poserons la question de savoir si nous pouvons dire qui, de Socrate ou des sophistes, a raison lorsqu'ils disent détenir la vérité.
[...] Platon cherche donc à trouver ce qui constitue l'essence de la vérité. Cette essence n'est possible qu'en accédant au monde des Idées. L'Idée est en effet bien plus réelle qu'une connaissance subjective ou qu'une apparence. Pour les sophistes, la connaissance et la vérité s'avèrent donc inaccessibles contrairement à Platon qui à travers sa théorie des Idées montre qu'un cheminement est possible pour que l'homme accède à la connaissance et à la vérité en dépassant le monde sensible et le monde des apparences. [...]
[...] Qui, de Socrate ou du sophiste, a raison lorsqu'il prétend détenir la vérité ? La philosophie consiste en la recherche de la vérité. Cette recherche a cependant pu prendre différentes formes comme en témoignent les exemples de Socrate et des sophistes qui eurent recours à une voie très différente de celle du philosophe grec. Nous nous poserons la question de savoir si nous pouvons dire qui, de Socrate ou des sophistes, a raison lorsqu'ils disent détenir la vérité. Dans un premier temps, nous nous pencherons sur la figure de Socrate, avant de réfléchir à la méthode utilisée par les sophistes. [...]
[...] La théorie de la connaissance des sophistes est donc tout à fait différente de cette de Platon. En effet, pour un sophiste, un même discours ou une même réalité peut avoir comme réponse deux réalités totalement opposées. Malgré cette opposition, ces deux réponses n'en demeureront pas moins vraies. Il y a donc un risque de relativisme dans toute forme de sophisme et aucun fait ne peut donc être objectif. Un principe qui se révèlera vrai pour une situation pourra tout autant être faux dans une autre situation. [...]
[...] Ils voient seulement des ombres qu'ils prennent pour la vérité alors qu'il ne s'agit que d'un reflet et d'une illusion. Ce n'est qu'en sortant de cette caverne que les hommes pourront enfin accéder à la connaissance et voir les choses telles qu'elles sont et connaître la Vérité, à savoir l'Idée représentée par le Vrai qui nécessite un cheminement pour l'homme. Platon présente également une autre façon d'accéder à la vérité à travers la maïeutique qui correspond à l'art d'accoucher les esprits. [...]
[...] L'opinion reste donc la seule connaissance possible, ce qui montre bien que pour un sophiste, précisément, il n'y a pas de connaissance possible. Gorgias, né vers 485 avant Jésus-Christ portera à son paroxysme le sophisme en affirme que rien n'existe et que l'homme n'est toujours soumis qu'à une connaissance issue de l'opinion. Le doute est ainsi porté à son extrême car même si l'on pouvait admettre qu'une chose existe, on ne pourrait de toute façon pas la connaître et dans l'éventualité où l'on pourrait la connaître, de toute façon, cette connaissance ne pourrait pas être expliquée ou explicitée. [...]
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