Conscience, liberté de conscience, autorité morale, objection de conscience, abus de conscience, conscience morale, éthique, morale humaine, psychologie sociale, droit, religion, croyances, lois, normes sociales, Saint-Paul, altruisme, discernement, égalité, Saint-Thomas d'Aquin, conscience paulinienne, conscience sociale, conscience collective, bien et mal
Dans un premier temps, il s'agit de répondre à 3 questions sur la notion de conscience :
- Quels mots Saint-Paul emploie-t-il pour désigner la conscience ?
- Quels sont les apports principaux de Saint-Thomas à la notion de conscience ?
- Quel rapport la conscience entretient-elle avec la loi (entendue au sens général de normatif) ?
Dans un second temps, vous devrez rédiger un essai, à l'aide de questions précises, sur le thème suivant : toute objection de conscience doit-elle être respectée ?
[...] Du point de vue de la société, ou en tout cas d'une société considérant la réalité des consciences individuelles et collectives vis-à-vis de ses normes, elle vient aussi intervenir comme un signal d'alarme, puisqu'elle est un facteur d'interrogation des normes, de remise en question des lois, et de leur pertinence concrète à l'échelle individuelle, et relativement aux convictions des individus (rapport société - religions, société - convictions politiques des citoyens, etc.). Les consciences personnelles, en morale, ont donc des influences diverses, cela posant également la question de l'abus de conscience. Ce dernier se définit comme la manipulation d'une conscience par un acteur ou une instance faisant autorité en son sein. [...]
[...] La conscience morale : instance d'humanisation I. Répondre aux questions suivantes : - Quels mots Saint Paul emploie-t-il pour désigner la conscience ? - Quels sont les apports principaux de Thomas à la notion de conscience ? - Quel rapport la conscience entretient-elle avec la loi (entendu au sens général de normatif II. Toute objection de conscience doit-elle être respectée ? - Qu'est-ce que l'objection de conscience ? - Quels sont ses enjeux ? [...]
[...] La question de l'applicabilité de ces systèmes moraux (juridiques, religieux, ou plus informels, relevant des conduites attendues d'un groupe social, d'un individu responsable . semble devoir être pensée avec celle de l'obéissance à ces systèmes. A l'échelle personnelle, une rupture peut avoir lieu entre ces attentes d'application de devoirs divers, et ce qui fait office de valeurs dans la conscience morale d'un individu. Cette rupture est une objection de conscience, le refus d'obéissance, de mis en application d'une moralité par un individu, et s'appuie sur des raisons qui peuvent être de différentes sortes (sentimentale, politique, spirituelle, etc.). [...]
[...] Mais si ces principes sont des lois, et si son objection de conscience le guide à ne pas les respecter ? Cela pose le problème de certaines objections de conscience qui peuvent mener à un abus des consciences d'autrui, ou à des actes illégaux plus graves (une objection de conscience n'est pas forcément le résultat d'une indignation valable à une autorité, et il faut aussi considérer des objections infondées, relevant d'origines subjectives qui ne sont pas nécessairement applicables en vue de respecter les consciences, mais aussi la sécurité d'autrui). [...]
[...] Aubert, nous comptons d'abord la dignité de la conscience, les liens entre syndérèse et syneidèsis, et enfin la rationalité de la praxis de la conscience. L'homme conscient thomasien connaît la volonté divine, et par extension, sait précisément discerner le bien et le mal, de façon universelle : telle est la notion de dignité. Mais chaque personnalité, c'est-à-dire chacun selon son habitus - ses dispositions propres - peut et va appliquer ces lois selon ses propres moyens (sans que ceux-ci ne soient strictement rigides). [...]
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