Romantisme, Les pleurs, Une fleur, Marcelline Desbordes Valmore, poésie, sentiment
Le Romantisme est un mouvement littéraire de la première moitié du XIXe siècle, dans lequel les poètes abordent de nombreuses réflexions sur les sentiments et les émotions. Marcelline Desbordes Valmore est l'une des pionnières de ce mouvement. Elle affectionne particulièrement la poésie du dialogue. Dans son recueil Les pleurs, paru en 1834, elle traite les déceptions amoureuses, mais également de l'amour comme symbole universel. Le poème « une fleur» fait partie de ce recueil. La poétesse y explique à son amant qu'elle ne veut plus le voir et nous fait part de leur relation, en y évoquant les sentiments qu'elle ressent pour lui.
[...] Les pleurs, "Une fleur" - Marcelline Desbordes-Valmore (1834) - De quelle manière la poétesse exprime-t-elle ses sentiments pour son amant ? Le Romantisme est un mouvement littéraire de la première moitié du XIXème siècle, dans lequel les poètes, abordent de nombreuses réflexions sur les sentiments et les émotions. Marcelline Desbordes Valmore est l'une des pionnières de ce mouvement. Elle affectionne particulièrement la poésie du dialogue. Dans son recueil Les pleurs, paru en 1834 elle traite les déceptions amoureuses, mais également de l'amour comme symbole universel. [...]
[...] Il est possible de parler de rupture à travers l'impératif « je ne veux plus te voir » renforcé par le point d'exclamation qui marque sa détermination à mettre fin à cette relation. Ensuite, la poétesse nous transmet une plainte. C'est une femme blessée qui décide de rompre. L'image de l'effeuillement, renforcé par la sonorité du bruit du tissu avec l'allitération en « f », « une femme, une fleur s'effeuille sans défense » (V15) évoque l'humiliation de s'être dévêtue pour son amant. [...]
[...] Nous pouvons donc en conclure que Marcelline Desbordes Valmore exprime bien ses sentiments dans ce poème. Ces sentiments sont traités de manière élégiaque. Ils se caractérisent en effet par les épreuves de l'amour, le regret d'un passé, mais aussi la souffrance par l'être aimé. Le symbole de la fleur sort de sa symbolique traditionnelle de l'amour et est utilisée à la fois pour traduire la joie comme la souffrance. Elle décide dans ce poème de sortir de cette passivité féminine et de s'affirmer. [...]
[...] L'amour prend en effet une tournure morbide en raison de l'utilisation du champ lexical de la mort avec les termes : « dispersa dans les airs » sa cendre » « tombeau » (V7). L'auteur nous montre la souffrance de cette femme amoureuse jusqu'à la pousser à des pensées macabres. La souffrance physique est intense avec la métaphore « brulant tombeau » symbole d'un amour éphémère, et promis à une fin prochaine. Nous pouvons donc conclure, que la poétesse évoque une relation amoureuse qui lui a provoqué de la joie, mais également une grande souffrance. Cet amour est donc paradoxal. Dans un deuxième temps, la poétesse nous évoque les désillusions de cette femme. [...]
[...] Le titre « une fleur », peut donner également le sentiment, qu'il s'agit d'une métaphore de la femme qui n'est qu'une femme parmi tant d'autres. Pour finir nous verrons de quelle manière son amant joue un rôle majeur dans ses désillusions. Elle évoque le comportement de son amant qui s'est moquée d'elle, dès le début de leur relation avec un champ lexical de l'ironie « rire » « Tu riais d'elle » (Vv16) et avec la personnification « une main railleuse » (V3). [...]
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