Andromaque, Racine, souffrance, tragédie, pièce de théâtre, pathétique
5 questions corrigées sur la souffrance d'Andromaque dans l'oeuvre éponyme de Jean Racine
[...] Par ailleurs, la ponctuation exclamative et interrogative illustre un homme perdu : « Et le puis-je, Madame ? Ah Que vous me gênez » (v343) (dans le sens torturer) ; « Faut-il que mes soupirs vous demandent sa vie Faut-il qu'en sa faveur j'embrasse vos genoux ? » (v958-959). Le roi d'Épire est prêt à s'agenouiller et faire un signe de soumission à sa captive pour être aimé d'elle. Il apparaît comme un homme égaré, et lorsqu'il déclare que son « c?ur [est] désespéré » (v969), le lecteur a pitié de lui. [...]
[...] Le parallélisme met en valeur la douleur qu'il ressent puisqu'il est submergé par sa passion amoureuse et qu'il sait que son amour n'est pas réciproque : « Je meurs si je vous perds, mais je meurs si je vous attend » (v972). Pyrrhus ne peut plus attendre et rester dans l'incertitude. Il en est réduit à la subir, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Enfin, le terme « m'arrache un c?ur » est brutal et souligne ainsi la violence de sa souffrance « Andromaque m'arrache un c?ur qu'elle déteste » (v1298). [...]
[...] Andromaque - Jean Racine (1667) - Questions corrigées De quoi souffre votre personnage ? Pyrrhus souffre du fait qu'il n'est pas aimé d'Andromaque. Il est submergé par sa passion amoureuse envers elle, ce qui le rend pathétique et tragique car il est totalement lié par celle-ci. Il essaye de la convaincre de l'épouser mais celle-ci refuse, ce qui l'attriste. La personnification illustre alors sa lamentation : « qu'un seul de mes soupirs que mon c?ur vous envoie ». Son désespoir est mis en valeur par ses multiples demandes plaintives comme : « Faut il que mes soupirs vous demande sa vie ? [...]
[...] Le lecteur compatit pour cet homme seul contre tous, mis en valeur par la répétition de l'adverbe « tout ». Par ailleurs, sa souffrance se fait palpable lorsqu'il discute avec Andromaque : « Me faudra-t-il combattre encor vos cruautés ? » (v293). L'adverbe « encor » sonne comme une demande d'abréger sa souffrance, lui qui ne peut plus supporter de « craindre, menacer et gémir trop longtemps » (v971). L'énumération souligne le lexique de la pitié (« craindre », « gémir »). [...]
[...] Cependant, il ne pouvait pas s'attendre à sa réaction disproportionnée. En effet, elle en est venue à demander à Oreste de l'assassiner. À qui ou à quoi attribue-t-il la cause de son malheur ? Il attribue la cause de son malheur à Andromaque. Il ne comprend pas pourquoi elle ne veut pas l'épouser « Hé quoi Votre courroux n'a-t-il pas eu son cours / Peut-on haïr sans cesse ? » Il perd ses moyens et il devient violent par son vocabulaire familier « Hé quoi ». [...]
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