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Le concept du symbolique et la triade : « Réel, Imaginaire et Symbolique » ont été introduits par Lacan au sujet de la question du père. Si le « père réel ou imaginaire » suppose le signifiant-père, alors, le signifiant-père fait allusion au « système symbolique qui structure le social », de fait, il n'y a pas de père symbolique, il n'y a qu'un signifiant. « Le père symbolique est à proprement parler impensable ». C'est ce signifiant que Lacan appelle « le Nom-du père ». Par cette notion, il en résulte que « la paternité est le fait du signifiant, et que notre système symbolique nous fait attribuer la paternité au géniteur ». Mais un signifiant ne peut « vouloir dire quelque chose » que s'il est rattaché à un signifié. Le lien entre signifiant et signifié n'est jamais stable et qu'il y a souvent dérive : le signifiant donné ne se rattache pas au signifié prévu, et vice-versa.
[...] On remarque cependant, que les ambiguïtés, les lapsus et même les silences qui fondent le langage, permettent de deviner le réel, parfois?lorsque les mots nous manquent. Les mots laissent une empreinte sur les choses qu'ils qualifient, et de cette manière se les attribuent symboliquement. En fait, une chose n'est pas désignée par un mot, le réel présent dans la chose devient « un signifiant, soumis à d'autres signifiants » : « Le piège, précise Lacan, le trou dans lequel il ne faut pas tomber, c'est de croire que le signifié, ce sont les objets, les choses. [...]
[...] Lacan distingue le « réel » de la « réalité », lorsque nous parlons de réalité, nous faisons référence au monde de tous les jours et aux différents objets qui le peuplent. Ceux-ci forment une donnée extérieure à nous, qui sommes des sujets. Cette perception spontanée n'est qu'une illusion selon Lacan, parce que les objets ne sont pas donnés, ils sont « constitués », sous les effets du « Symbolique et de l'Imaginaire ». Ce que nous dénommons réalité n'est qu'un mécanisme symbolique, constitué de rites et de valeurs structurant une communauté, qui régit les lois. Cette « représentation du monde extérieur » ne constitue pas le réel. [...]
[...] C'est ce signifiant que Lacan appelle « le Nom-du père ». Par cette notion, il en résulte que « la paternité est le fait du signifiant, et que notre système symbolique nous fait attribuer la paternité au géniteur 12». Mais un signifiant ne peut « vouloir dire quelque chose » que s'il est rattaché à un signifié. Le lien entre signifiant et signifié n'est jamais stable et qu'il y a souvent dérive : le signifiant donné ne se rattache pas au signifié prévu, et vice-versa. Au-delà de ce qu'il est réellement, le père, inscrit dans la triade ?dipienne, est d'abord un « signifiant », qui agit au sein du langage et de l'ordre symbolique : il organise à la fois, les relations humaines de l'espace psychique familial, et celles de l'espace social. [...]
[...] Par contre, s'il laisse sa place vacante, le rapport de l'enfant à la loi et à l'interdit sera modifié. Le père réel apporte la castration, il induit le manque symbolique du phallus imaginaire. Le nouage de ces trois pères va attribuer une existence originale à la fonction paternelle, et en même temps procure au père consistance et efficacité. Inspiré par la trilogie de Freud, Lacan a adopté le n?ud borroméen pour démontrer les trois registres du RSI. Avec sa théorie des n?uds, il conçoit une nouvelle approche de la psychanalyse. [...]
[...] Le désir ainsi suscité permet aux humains que nous sommes, de nous tourner vers ce qui nous vient d'ailleurs. Dans son type de structure familiale, il y a une place vide, que personne ne peut occuper, qui est celle laissée par le meurtre du Père. Il y a donc un vide dans la structure familiale, qui correspond à un réel pour Freud. L'intérêt principal de cet interdit repose sur le fait que chaque être humain porte en lui le potentiel pour occuper une place spécifique dans l'histoire familiale, ainsi que dans la chaine des générations. [...]
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