Alzheimer, relation soignant soigné, anxiété, perte d'autonomie, perte de conscience, identité, relation thérapeutique, service de traumatologie, démence, émotion, TCC Thérapie Comportementale et Cognitive, perte de mémoire, EHPAD Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes, MAIA Maisons pour l'Autonomie et l'Intégration des Malades d'Alzheimer, PASA Pôle d'Activités et de Soins Adaptés, trouble de la communication, phase préopératoire, stress, empathie, soins palliatifs
L'espérance de vie augmente, mais le nombre de malades touchés par les maladies dégénératives aussi. La question de la prise en charge se pose donc tant aux citoyens qu'aux soignants. Une abondante littérature circule autour de cette maladie qui fascine et fait peur tout à la fois. Il s'agit de récits de fiction, de témoignages de proches, mais également d'écrits scientifiques. Cette maladie déclenche aussi une angoissante question autour de la notion de perte de conscience, de perte d'autonomie et surtout d'oubli, qui peut aller jusqu'à l'oubli du visage des proches. La perte de conscience de l'identité, la perte de repères constituent le fondement de cette pathologie. En outre, l'anxiété gravite autour de cette maladie : celle des proches, celle des patients qui perdent leurs repères dans un nouvel environnement et, celle des soignants qui doivent faire face au défi de soigner, de surveiller et de rassurer.
En rencontrant une patiente un peu démunie et totalement désorientée à la veille de son opération, et atteinte de cette affection, lors d'un de mes stages, je me suis interrogée non seulement sur l'accueil, mais également sur la relation soignant-soigné, et sur mon action pour améliorer la qualité de vie, et la qualité des soins des patients atteints de cette maladie.
[...] Pour autant, bien évidemment, je faisais face pour lui permettre de patienter, taraudée par mon propre questionnement. J'avais compris plusieurs choses : Je me devais de rester professionnelle avant tout et faire en sorte que les tâches qui m'étaient assignées soient exécutées pour la bonne marche du service. Par ailleurs, j'ai identifié chez Mme R., un mécanisme de fuite et de défense face à un environnement étranger. Elle manifestait son anxiété en déambulant dans les couloirs à la recherche d'un objet à la fois confortable (le fauteuil) et familier pouvant la rassurer et, qui pouvait permettre de lui rappeler le cadre rassurant de sa maison. [...]
[...] Ma réflexion s'orientera également sur l'anxiété du patient atteint de démence en phase préopératoire. Enfin, il se sera fait état de la relation soignant-soigné ainsi que de la communication verbale et non verbale. I. Situation d'appel La situation que je vais décrire s'est déroulée dans un service de traumatologie lors de mon stage en semestre 3. Elle concerne la prise en charge de Mme une patiente âgée de 92 ans. Elle a été admise afin de bénéficier d'un lavage de cicatrice à la suite d'une infection à Coccis gram positif3. [...]
[...] Et je lui demande de m'excuser, en lui expliquant que je ne pourrais pas lui dire précisément quand elle pourrait retrouver son domicile. A la suite de cela, Mme R affiche un visage souriant. J'ai donc supposé que son anxiété a pu être dissipée par ma présence et, l'échange que nous avons eu. Il est 17 h lorsque je rejoins l'infirmière pour préparer et commencer la distribution des traitements. Lorsque nous passons à côté de la chambre de Mme celle-ci feuillette des magazines. [...]
[...] D'un point de vue subjectif, il est dans la même situation que les patients en moyen ou en long séjour. Claudine SPEICH infirmière en cardiologie avait listé un certain nombre de caractéristiques récurrentes chez les patients cardiaques à la veille d'une opération, il s'agit : de « Hostilité, Nervosité, Agitation, Troubles du rythme, Insomnie, Mouvements inutiles, Larmes, Augmentation de la transpiration, Tachypnée Toux sèche irritative, Vasoconstriction périphérique, Voix tremblotante, Crispation de tout le corps, et des paroles « Je suis préoccupé » « Je suis paniqué » « Je suis tourmenté » « Je me fais du souci »42. [...]
[...] Par ailleurs, il faut essayer de donner et de trouver du sens à cette relation entre soignant et soigné. Briser l'isolement du patient et essayer de recréer avec lui une bulle qui le sécurise et lui permette de s'apaiser même dans les situations de stress intense comme à la veille d'une opération, s'avère indiscutable. Si la communication en raison des troubles du patient est mise à mal, celui-ci n'est pas insensible à des marques de douceur et d'empathie (regard, voix, toucher, effleurement léger) pour rassurer et réconforter. [...]
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