Marché et fixation des prix, marché économique, concurrence imparfaite, monopole, oligopole, CPP Concurrence Pure et Parfaite, ajustement des prix, législation anti-concurrentielle, abus de pouvoir, économies d'échelle, économies de gamme, barrières à l'entrée, industrie en réseau, efficacité économique, marché imparfait, intervention de l'Etat, droit de la concurrence, concurrence parfaite, prix d'équilibre, offre et demande, pratiques anticoncurrentielles, cartel, price takers, emploi, chômage
Alors que les théories classiques décrivent un cadre de marché en concurrence pure et parfaite, en réalité, l'application systématique de la concurrence n'est pas toujours possible, ou n'est pas toujours le meilleur choix économique. [...]
L'ouverture à la concurrence est très importance, car, lorsqu'elle est possible, la concurrence sur les marchés conduit toujours à une allocation optimale de ressources, cela s'explique par le prix, en concurrence pure et parfaite, correspondant au prix d'équilibre déterminé par le marché et fluctuant en fonction de l'offre et de la demande. Ce prix d'équilibre est le prix qui permet de maximiser le surplus du producteur et du consommateur. [...]
Lorsque la concurrence est impossible dans certaines activités, l'État est tenu d'intervenir afin de réglementer ou de prendre en charge l'activité afin d'empêcher une entreprise unique d'adopter un comportement de monopole en fixant un prix supérieur au prix d'équilibre. Ainsi, pour lui, l'État doit non seulement veiller au maintien de la concurrence, mais aussi, au soutien au plein emploi.
[...] L'hypothèse de la concurrence pure et parfaite, telle qu'introduite par les classiques, rencontre plusieurs limites lorsqu'on constate la réalité des marchés. En effet, le marché concurrentiel est un modèle théorique et la réalité s'en éloigne. Les hypothèses de la Concurrence Pure et Parfaite (CCP) sont remises en cause par les apports de l'économie industrielle. L'hypothèse de l'atomicité des agents qui stipule qu'il y a un grand nombre d'acheteurs et de vendeurs et que les agents sont price takers, exclut le monopole naturel qui peut émerger en cas de rendements croissants. [...]
[...] Conclusion En conclusion, le marché est imparfait car il ne remplit, naturellement pas, toutes les conditions du CPP. La théorie classique, qui prône la concurrence pur et parfaite, part du principe que le marché est atomisé, que les produits sont homogènes, que tous les acteurs ont accès aux mêmes informations en même temps et qu'ils peuvent entrer et sortir librement du maché. Dans la réalité, ces conditions ne sont jamais réunies. Les marchés sont imparfaits, lorsqu'il existe des barrières à l'entrée par exemple ; cela crée des monopoles naturels ou des oligopoles, de sorte qu'un faible nombre d'entreprises réussi à se faire une place dans le marché (comme pour l'industrie en réseau). [...]
[...] En revanche, le droit de la concurrence pénalise les comportements qui visent à préserver ou à étendre un monopole par des pratiques de prédation, en proposant des prix très bas ou en pratiquant des contrats exclusifs. Le droit de la concurrence intervient aussi pour interdire les ententes, qui sont à l'origine de pratiques anti-concurrentielles et de formation de cartels. Le risque avec les cartels est qu'ils sont assez faciles à mettre en place et très difficile à détecter pour les autorités de la concurrence. [...]
[...] Nous formulons ainsi notre problématique comme il suit : Quels sont les mécanismes de marchés qui nuisent à la concurrence ? Où dit autrement, quel est l'impact des marchés imparfaits sur la concurrence ? Pour répondre à notre problématique, nous procédons en trois étapes. La première concerne la définition des sources de pouvoir de marché, à l'origine de la concurrence imparfaite le seconde étudie le cas particulier du monopole naturel et la dernière partie explique comment les pratiques anti-concurrentielles peuvent être facilitées par la nature imparfaite des marchés (III). [...]
[...] Lorsque le marché est constitué d'un petit nombre d'entreprise, cela facilite la probabilité d'entente entre elles. Les pouvoirs de marché conduisent à la création de cartels Ensuite, pour former un cartel, les entreprises doivent être capables de coordonner leur activité et cela nécessite d'être en petit nombre. Elles passent alors des accords qui permettent d'atténuer la concurrence, cela leur permet de s'accorder sur un prix qui leur permet de réaliser des profits nettement supérieurs aux profits concurrentiels. Un exemple connu concerne celui du marché des télécoms dans les années 2000. [...]
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