Comment s'inscrire au concours GEI-UNIV ?
Quelles sont les conditions d’éligibilité ?
Tout d’abord, il te faut évidemment vérifier tes conditions d’éligibilité. Les critères généraux sont :
- Être inscrit à l’université durant l’année universitaire en cours, en 3ème année de licence (L3) ou Bachelor international ou 1ère année de Master (M1),
- Suivre une formation universitaire scientifique (ou économique pour l’ENSAE Paris),
- Préparer un diplôme universitaire de Licence ou Master,
- Ne pas avoir effectué 2 ans de classes préparatoires,
- Ne pas être inscrit en parallèle au CCMP.
Si tu réponds à tous ces critères, il ne te reste plus qu’à vérifier ceux des écoles que tu vises. Sinon, tu peux contacter l’organisation, car selon ton parcours, des exceptions peuvent être accordées.
L’inscription en elle-même
Sur une année universitaire, les inscriptions se déroulent généralement de début janvier à début février. Les examens écrits ont lieu en mars.
Tu devras communiquer tes documents administratifs, réaliser un classement des vœux mais aussi rédiger une lettre de motivation incluant ton projet professionnel et ton parcours personnel. Pour la lettre de motivation, n’hésite pas à y mettre tout ton cœur. On doit pouvoir sentir que tu as envie d’être là. Les écoles recherchent des profils ambitieux qui sauront se montrer investis dans leurs projets.
Enfin, 2 lettres de recommandation te seront demandées. Une troisième lettre devra être ajoutée si tu postules à l’École polytechnique et/ou à l’ENSTA Paris (pour le recrutement en L3). L’objectif est avant tout d’apprendre à mieux te connaître au niveau de ton parcours académique. Tu peux demander à ton doyen et à des professeurs. L’important est simplement d’être face à une personne d’autorité au sein de l’université.
Comment se déroulent les épreuves ?
Les épreuves écrites
Les épreuves écrites se divisent en 4 sous-parties :
- Français
- Anglais
- QCM scientifique 1 : mathématiques ET physique
- QCM scientifique 2 : 3 au choix parmi les 7 spécialités proposées : électricité, électronique et automatique (EEA), informatique, sciences du vivant, mécanique, génie civil, chimie, probabilités/statistiques.
Le choix des spécialités est libre. Tu dois choisir les spécialités dans lesquelles tu seras la plus à l’aise tout en restant dans les recommandations de l’école que tu souhaites :
Si tu n’as jamais fait de génie civil ou d’algorithmique (principales questions en informatique), il n’est pas particulièrement recommandé de te lancer dedans tête baissée.
La clef de ta réussite sera l’entraînement. Pour la physique et les mathématiques, les notions à maitriser sont notées dans la notice du GEI-UNIV ainsi que des exemples de QCM. Pour les épreuves de spécialité, il n’y a que des exemples de QCM.
Les épreuves doivent correspondre au programme des trois premières années de licence scientifique, elles sont prévues pour ça. La meilleure des choses à faire, c’est de reprendre tous tes cours scientifiques depuis la Terminale surtout pour la physique et les mathématiques. La maîtrise des bases est un essentiel afin de répondre aux attendus. Il vaut mieux bien savoir les utiliser avant de réviser le reste. En physique, connaître le système d’unités internationales et savoir convertir les ordres de grandeur te sera d’une grande aide !
Les épreuves orales
Les épreuves orales se passent sous la direction des écoles en présentiel ou en distanciel. Ils sont à préparer selon les écoles dans lesquelles tu vas te présenter.
La participation à l’oral est décidée par les écoles selon les résultats à l’écrit et selon ton dossier. D’une école à l’autre, les oraux ne sont pas identiques, il faut s’y préparer au mieux selon les informations communiquées. Dans le fond, l’objectif est le même que pour les épreuves écrites : évaluer ton niveau et tes capacités dans leur ensemble, comme la logique, la débrouillardise et ton envie de réussir.
Foire aux questions
Est-ce que ça vaut la peine de préparer toutes les spécialités ?
Non ! Il vaut mieux être très bon dans les 3 que tu choisiras de composer, d’autant plus que si tu décides d’en composer 4, la dernière spécialité ne sera pas corrigée.
Est-ce que j’ai le droit de prendre une calculatrice ?
Non ! C’est pourquoi le calcul mental doit absolument être l’un de tes points forts afin de ne pas perdre de temps et de pouvoir te consacrer plus profondément aux questions de réflexion. En revanche, tu as des brouillons qui vont te permettre de poser certaines choses, de réaliser des schémas…
En quoi consistent les épreuves de français et d’anglais ?
Contrairement aux épreuves scientifiques, ce sont des questions rédactionnelles.
Pour le français, l’épreuve se divise entre une analyse de texte guidée par des questions et la rédaction d’une réflexion portant sur le texte. Il n'y a pas de réelle préparation à effectuer mais le jour J sois concentré : l’orthographe, la grammaire, la conjugaison et la syntaxe seront évaluées. Tu peux aussi revoir quelques figures de style.
Pour l’anglais, tu seras face à un texte en français à traduire en anglais sur une dizaine de lignes (ou l’inverse) et un petit texte de réflexion à rédiger en anglais également. Le niveau attendu est un niveau B1 (comprendre les points essentiels d’une discussion et pouvoir produire un discours simple et cohérent sur un sujet familier). À toi de t’auto-évaluer et de connaître ton niveau !
Comment faire pour gérer le facteur temps ?
Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que l’objectif d’une telle épreuve n’est pas de pousser le raisonnement jusqu’au bout ou d’établir des démonstrations. L’objectif est de voir si tu comprends ce que tu fais et si tu es logique. Sois vigilant aux pièges, aux ordres de grandeur, aux unités. Si tu cherches à calculer la distance entre deux étoiles, élimine tous les résultats trop petits. Si tu veux une pression, ne prends pas de résultats en Newton…
Et pour les oraux alors ?
Pour les oraux, la clef c’est toujours la confiance en soi. Si tu es arrivé jusque-là, c’est que ton dossier les intéresse. L’important c’est que le jour J tu sois capable de montrer tes capacités. Garde ton calme, réfléchis… la question qui t’est posée a forcément une réponse que tu peux trouver sans calcul ni démonstration compliquée. Fais appel à ta logique, c’est comme une énigme !










