Lettre adressée aux instituteurs, Jules Ferry, laïcisation des programmes scolaires, chambre des députés, éducation et scolarisation, éducation morale, enseignement laïc, laïcité, neutralité, éducation civique, IIIe République, instruction publique, Église catholique, anticléricalisme, liberté de conscience, égalité des droits, émancipation, morale humaine, séparation de l'Église et de l'État
Dans ces extraits, les auteurs suggèrent un enseignement moral et civique en remplacement de l'enseignement religieux dans les programmes scolaires obligatoires et posent ainsi la problématique d'une telle initiative dans un climat controversé par l'opposition de la dimension cléricale manipulatrice et dominatrice à la laïcisation de l'école.
[...] Lettre adressée aux instituteurs, Extrait - Jules Ferry (1883) ; Débats à la Chambre des députés à propos de la laïcisation des programmes scolaires, Extrait (1880) - Dans quelle mesure un enseignement moral et civique en remplacement de l'enseignement religieux dans les programmes scolaires obligatoires fait-il polémique ? Président du conseil et ministre de l'Instruction publique durant la Troisième République (1870-1939), Jules Ferry, souhaite apporter un certain équilibre avec sa Lettre aux instituteurs du 17 novembre 1883 dans une France encore très clivée. [...]
[...] « La famille et la société vous demandent de les aider à bien élever leurs enfants, à en faire des honnêtes gens. » En général, on attribue le rôle de l'éducation morale à la famille. Et ceci se retrouve dans la Lettre de Ferry. En effet, l'instituteur ne doit en aucun cas s'aventurer sur ce terrain, sans se demander s'il ne risque pas de vexer, de froisser « un père de famille ». Ferry insiste bien en ce sens : « je dis un seul ». Dans cette perspective, Jules Ferry exclut tout dogme particulier du programme obligatoire l'enseignement. Il y insère au premier plan l'enseignement moral et civique. [...]
[...] Dans cet extrait de la Lettre aux instituteurs, Jules Ferry, en plus de préconiser un enseignement moral et civique, a pour perspective de fixer une définition de ce nouvel enseignement laïc. Cette tâche est d'autant plus complexe, que dans un premier temps, il le définit par ce qu'il n'est pas. « Vous n'êtes point l'apôtre d'un nouvel Évangile : vous n'êtes point l'apôtre d'un nouvel Évangile ». Cette difficulté trouve probablement son origine dans l'opposition des catholiques monarchistes et radicaux anticléricaux de l'époque comme en témoigne la violence des propos dans l'extrait des débats à la Chambre des députés au sujet de la laïcisation des programmes scolaires. [...]
[...] Quant à l'éducation, elle dépasse largement le cadre de l'école, puisqu'elle concerne, essentiellement la famille. Jule Ferry réussit donc à élaborer une morale commune pour rendre service au pays. III. La neutralité 1. Protection de la conscience des enfants Enfin, la problématique de la conscience des enfants rend les limites du champ d'action des instituteurs assez confuses. « J'ai dit que votre rôle, en matière d'éducation morale, est très limité. Vous n'avez à enseigner, à proprement parler, rien de nouveau, rien qui ne vous soit familier comme à tous les honnêtes gens. » En effet, la conscience représente l'intermédiaire entre le religieux, les valeurs morales et la réalité quotidienne, siège de la moralité. [...]
[...] La formation de la raison et du raisonnement découle également de l'éducation. Le consensus de Jules Ferry a pour perspective d'y parvenir en associant éducation et instruction en toute impartialité. [...]
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