Historiographie, port médiéval, port de Bordeaux, port maritime, Bordeaux, commerce, port fluvial, ville portuaire
Le port de Bordeaux est surnommé le port de la Lune du fait du méandre en forme de croissant décrit par la Garonne lorsqu'elle passe dans la ville.
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Au Moyen Âge, la ville de Bordeaux fait partie du duché d'Aquitaine. Le contrôle du port de Bordeaux et du trafic relève de deux principales autorités : le duc d'Aquitaine et la municipalité de Bordeaux. Ils percevaient à ce titre des taxes portuaires. Le duc d'Aquitaine est maître et seigneur des eaux et d'une partie des terres sur les rives de la Garonne. La municipalité bénéficiait d'une délégation partielle de pouvoir.
[...] Ils percevaient à ce titre des taxes portuaires. Le duc d'Aquitaine est maître et seigneur des eaux et d'une partie des terres sur les rives de la Garonne. La municipalité bénéficiait d'une délégation partielle de pouvoir. Fig 1 : Carte moderne du port de Bordeaux Source : gallica.bnf.fr, 1882 Fig 2 : Carte de Bordeaux, port de la lune Source : Jefunky, 2019 Partie 1 Il convient de distinguer les sources primaires et les sources secondaires. Une grande partie des sources primaires permettant de retracer l'histoire de Bordeaux et de son port durant la période médiévale est tirée des archives historiques et des registres communaux. [...]
[...] Id., Villes et organisation de l'espace en Bordelais (vers 1300-vers 1550), Paris, Les Indes Savantes p. 183-192. 19 Gerber Frédéric, Des rivages garonnais de Burdigala au Port de la mer : étude de 2000 ans de rapports entre Bordeaux et son fleuve. Présentation des opérations et synthèse des principaux résultats, rapport de la fouille préventive « Bourse, Saint-Rémi, Jean Jaurès et Gabriel », livre Inrap, septembre 2006, p. 72. [...]
[...] Au Moyen Âge, la plate-forme portuaire s'étale sur trois niveaux : une zone haute, toujours hors d'eau, correspondant à la berge, une médiane hors d'eau une bonne partie de l'année, permettant la circulation et au stockage provisoire des marchandises et des bateaux en cale sèche, et enfin, une zone en pente douce, appelée « atterrissement » qui sert aux vaisseaux venant s'échouer à marée basse1. La présence de pontons y est également mentionnée. Le port de la Rousselle doit son nom à l'une des plus anciennes rues de Bordeaux. C'est le c?ur ancien du négoce à Bordeaux. La rue et les berges sont caractérisées par une forte densification de chais. [...]
[...] En effet, au Moyen-Âge, la Garonne ne pouvait pas être franchie par un pont et le port de Trajeyt était doté d'un bac pour assurer la liaison entre les deux rives. Les ports de Lagrave et de Sainte-Croix assurent ainsi le trafic fluvial en amont, centralisent et répartissent toutes les vendanges du haut pays. Des chantiers de radoube sont installés pour la remise en état des navires. Au XIIIe siècle, le port de Lagrave se dynamise grâce à la construction de chais partant de Saint Michel jusqu'à Sainte Croix, et de quelques chais sur la grave. [...]
[...] Cette enquête décrit notamment l'aménagement portuaire des berges du port de Bordeaux. Les résultats des fouilles préventives menées en 2002-2003 par l'INRAP et conduites par Frédéric Gerber complétent les recherches archéologiques sur l'historique du port de Bordeaux. Cinq sites ont été fouillés, sur les berges antiques et médiévales. Grâce à ces travaux, il a pu réaliser plusieurs études dont Physionomie d'un port médiéval : les cales et les chais du port de Tropeyte à Bordeaux (XIIIe-XVe s.) en 2004, Bateaux de Garonne et navires d'Atlantique : les éléments de construction navale en réemploi dans le port médiéval de Tropeyte à Bordeaux en 2012, et la Modélisation 3D et évocation du port du Bas-Empire de Bordeaux (Gironde) en 2020. [...]
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