République Française, républicanisme, Révolution française, IIe République, IIIe République, Napoléon III, régime politique, souveraineté populaire, valeurs républicaines, Monarchie de Juillet, Second Empire, révolution de 1848, parti républicain, Restauration, Trois glorieuses
L'idée républicaine mue beaucoup au cours du siècle. Même s'il existe plusieurs sensibilités républicaines, certains principes et certaines valeurs réunissent les républicains, comme le fait de faire prévaloir la volonté générale du peuple. Cependant, pour étudier l'idée républicaine, il ne faut pas réduire la République à la question institutionnelle. Les républicains ne disposent pas toujours de République de 1789 à 1870 ; le régime s'élabore dans la pensée.
[...] Thiers agite le spectre de la Terreur liée mentalement à la République de 1792, en déclarant que « la République nous exposerait à d'affreuses divisions, elle nous brouillerait avec l'Europe ». C. La structuration d'un parti Le mouvement républicain se constitue en tant que parti identifié durant les premières années de la monarchie de Juillet. Les Républicains sont organisés, possèdent des sociétés secrètes. Ils n'ont pas accepté l'issue des Trois Glorieuses et se caractérisent alors par leur forte dynamique insurrectionnelle. [...]
[...] Ainsi, de 1789 à 1870 s'impose progressivement l'idée républicaine en France, parfois dans l'approbation, parfois dans la peur et la contestation. Les sensibilités des Républicains varient : ils rêvent d'une République sociale ou autoritaire, peuvent ou non le concrétiser en fonction du pouvoir en place. On ne peut alors réduire l'idée républicaine à la question institutionnelle : elle est avant tout désir de liberté, d'égalité, de souveraineté du peuple. C'est pourquoi les Républicains renversent par trois fois la monarchie au XIXe siècle : si les notables détiennent les leviers de commande politiques, économiques, administratifs, ils ne peuvent gouverner en vue du bien du peuple. [...]
[...] Les Républicains sont désunis quant à l'avenir institutionnel du pays. Louis-Napoléon rassure. La Constitution qui avait été rédigée était certes formulée « en présence de Dieu et au nom du peuple français », proclamant pour principes « la liberté, la fraternité et l'égalité », a surtout pour base « la famille, la propriété et l'ordre public ». Avec le nouveau président, elle devient une République qui rassure, stable, conservatrice, donc par certains aspects en opposition avec les valeurs républicaines. Par conséquent, le sentiment républicain a progressé depuis 1848, mais dans l'imaginaire collectif, la République reste associée au désordre, aux problèmes économiques. [...]
[...] De 1848 à 1851, l'idée républicaine s'incarne dans une nouvelle république. A. La Révolution de 1848 La Révolution de 1848, grande insurrection populaire, voit se déployer les Républicains derrière les barricades. La révolte prend fin lorsque Deuxième République est proclamée par Alphonse de Lamartine, entouré des révolutionnaires parisiens, lors du mois de février 1848. Un gouvernement provisoire républicain est mis en place, mettant ainsi fin à la Monarchie de Juillet. B. Des hésitations quant à la forme à donner à la République Cependant, il convient pour les Républicains de déterminer l'orientation du nouveau régime. [...]
[...] La révolution de 1789, relai de l'idée républicaine En 1789, la révolution est une rupture, marquant la fin de la monarchie absolue. Rompre avec l'Ancien Régime au nom de la Nation, c'est la volonté du peuple. Celui-ci envahit le palais des Tuilerie le 10 août 1792, le roi se réfugie auprès de l'assemblée : la pression étant trop forte, l'assemblée décrète l'abolition de la royauté. Une nouvelle assemblée est alors élue, qui porte le nom de Constituante. Elle siège pour la première fois le 20 et 21 septembre : elle signe les décrets sous le titre de république française. [...]
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