SVT Sciences de la Vie et de la Terre, grain de pollen, tourbière, climat, biome, espèce végétale, analyse du pollen, température, humidité, Poaceae, Quercus, Fagus, chêne, hêtre, peuplier, épicéa, bouleau, nature, évolution climatique, variation climatique, végétal, horticulture, passé
Les mousses et les sphaignes sont des filtres naturels à pollens : les pollens transportés par le vent se déposent sur le sol et sont facilement retenus entre les feuilles de ces végétaux.
Au cours du temps, les mousses se transforment en tourbe (utilisée par l'homme en horticulture, pour la construction ou comme combustible). Dans les tourbières, l'épaisseur de mousses peut atteindre plusieurs mètres, et les pollens piégés peuvent dater de plusieurs milliers d'années.
On se propose de comprendre comment l'analyse de la tourbe permet-elle de reconstituer les climats du passé ?
[...] Le chêne pubescent pousse dans des climats tempérés, il a une exigence un peu plus élevée que les autres chênes en matière de chaleur. On retrouve le chêne dans les forêts caducifoliées qui ont un climat tempéré et une humidité moyenne. Le hêtre a besoin d'humidité pour pousser et il craint les gelées de printemps. Il pousse dans les forêts caducifoliées également. Ceci nous permet de reconstituer l'évolution du climat dans la zone étudiée : - Autrefois, le froid était si rude et l'humidité si faible que seules les poacées pouvaient survivre, aucun arbre ne pouvait pousser. [...]
[...] Reconstituer les climats passés à l'aide des pollens 1. Le document 1 précise les espèces végétales qu'on retrouve dans chaque biome ainsi que les conditions climatiques nécessaires à la formation de ces biomes. Le document 2 présente les caractéristiques des grains de pollen de différentes espèces végétales. Or, on sait qu'actuellement dans les tourbières on peut retrouver des grains de pollen piégés par la mousse il y a plusieurs milliers d'années. En identifiant les espèces végétales auxquelles ces grains de pollen appartiennent, on peut se faire une idée du biome qui était présent au même emplacement par le passé, et en déduire les conditions climatiques de l'époque. [...]
[...] Pour cela on regarde pour quelles trois espèces on a les plus grandes quantités totales de pollen. Les trois espèces sont : fagus, poaceae et quercus. Nous obtenons donc le graphique révisé suivant : Figure 2 : Répartition des grains de pollen en fonction de la profondeur après révision des données 6. Les grains de pollens des trois espèces ont été retrouvés à des plages de profondeurs distinctes. Pour confirmer cela on s'est aidé des valeurs brutes du tableau de données, en appliquant une mise en forme conditionnelle et détermine la plage de profondeur pour laquelle on a la plus grande quantité de pollen pour chaque espèce. [...]
[...] Schémas : Schéma d'un grain de pollen de bouleau Schéma d'un grain de pollen d'épicéa 4. On a étudié la répartition des grains de pollen dans une tourbière. Plus la profondeur à laquelle un grain de pollen est retrouvé est grande, plus le grain de pollen est ancien. On a obtenu le graphique suivant : Figure 1 : Répartition des grains de pollen en fonction de la profondeur 5. Pour étudier au mieux l'évolution du climat dans cet endroit, on détermine quelles sont les trois espèces dont les grains sont les plus nombreux dans la tourbière. [...]
[...] Il y avait une toundra. Le lac n'était probablement pas présent. - Le climat s'est ensuite adouci, ce qui a augmenté le taux d'humidité, ceci a permis aux chênes de pousser. La forêt a remplacé la toundra. Le lac a pu commencer à se former à cette époque. - Plus tard le taux d'humidité a encore augmenté, les hêtres prennent la place des chênes. [...]
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