Littérature francophone, négritude, Aimé Césaire, Léopold Senghor, Éthiopiques, Sartre, notion de négritude, Chants d'ombre, racisme, identité culturelle, groupe ethnique, civilisation africaine, afrique, colonisation, critique
Le champ littéraire francophone se confond avec le champ littéraire français. Ce qui nous conduit à affirmer qu'en dépit de la tendance de la littérature francophone à établir des frontières avec la littérature française, nous pouvons à présent saisir que ces frontières ont disparu. [...]
Concept échafaudé par l'écrivain Aimé Césaire (1913 - 2008) en 1935, ensuite récupéré et réutilisé par Léopold Sédar Senghor, écrivain et Président sénégalais, dans son oeuvre littéraire ayant pour titre Éthiopiques, la négritude est devenue une notion cruciale pour l'essor de la littérature francophone. Apparaissant en parallèle avec une bataille anticoloniale se produisant au terme de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement de la négritude s'accorde avec ce que Sartre a coutume de formuler dans certaines de ses oeuvres. : il s'agit de l'expression « la négation de l'Homme noir ».
Néanmoins, les militants anticoloniaux se ralliant à la négritude n'avaient, à l'époque, ni le privilège ni la prérogative de signaler les inégalités et les iniquités sociales.
[...] Le concept de la négritude, cher à Césaire et à Senghor, continue-t-il de manifester son existence, voire son influence, au sein des ?uvres littéraires francophones dans l'intervalle des années 1990 à 2023 ? La négritude est-elle encore présente dans la littérature francophone des années 1990 à 2023 ? Nous pouvons comprendre à travers une distinction établie entre des éléments terminologiques entre des ?uvres en langue française écrite par des écrivains de nationalité française et ceux issus d'autres pays que la France que la littérature francophone regroupe en général les écrits en langue française des auteurs étrangers. [...]
[...] Ce dernier renforce « l'écho de lutte » présent dans le premier concept de départ. Jusqu'à maintenant, cette notion, devenu un courant de pensée continue d'exercer son influence dans les esprits des écrivains francophones d'origine africaine, d'origines antillaise, martiniquais et bien d'autres car dans notre société, même si la communauté noire a sa place, il y a toujours des racismes qui se présentant autrement. Ainsi, nous pouvons dire que la lutte n'est pas encore terminée. Bibliographie : Abanda Ndengue, J.-M. (1970). De la négritude au négrisme. Yaoundé : CLE. [...]
[...] Il s'agit d'une situation « dans la quelle on ne s'enferme pas chez soi ni ne se laisse dicter nos manières d'être et de faire le monde aux autres. » (Glissant E ibid.) Il est question d'un « rassemblement solidaire des convergences culturelles. » (Ibid.) L'écrivain martiniquais considère que le concept négritude dans son sens originel n'est plus adapté à cette mondialité. Il préfère plus utiliser le terme « créolisation » pour affermir davantage « l'écho de lutte » évoqué dans le premier concept et qui s'adapte à la réalité actuelle. Ainsi, il signale : « Partout où des Noirs sont en danger en tant que Noirs, la Négritude persiste comme force de résistance. Mais la créolisation est une autre force de résistance : c'est ce que représente Barack Obama pour les Etats-Unis. [...]
[...] Yaoundé : CLE. [...]
[...] Il s'agit de « la rencontre, l'interférence, le choc, les harmonies et les disharmonies entre les cultures dans la totalité réalisée du monde-terre. [?] » (Glissant, ibid) La Négritude a commencé à manifesté sa présence terminologique avec les écrits de Césaire, de Senghor ainsi que d'autres écrivains et militants du mouvement nègre, étant rangés parmi les auteurs francophones du reste du monde. A partir de 1990, elle apparaît sous une autre forme mais avec une autre appellation, ou avec la même expression mais avait déjà connu des critiques sur sa limitation en faveur des causes négro-africaines. [...]
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