Le Sentiment de soi, Françoise Dolto, relation triangulaire oedipienne, développement affectif, développement physique, enfance, relation intergénérationnelle, souffrance, développement de l'enfant, psychanalyse
Lorsque la relation triangulaire oedipienne échoue pour l'un des parents ou les deux, durant leur propre enfance, cela se répercute systématiquement de manière inconsciente sur l'enfant, entraînant des névroses et des troubles plus ou moins importants pour lui. Ces névroses vont empêcher son bon développement affectif et physique.
[...] L'enfant sert de substitut narcissique à son ou ses parents qui a manqué d'une figure paternelle ou maternelle. L'enfant n'a pas de réalité existentielle, il souffre des projections de ses parents. Ces névroses sont appelées par Dolto « troubles de la dynamique inconsciente ». L'enfant pourra devenir dès son plus jeune âge angoissé, phobique ou obsessionnel. Ces névroses varieront selon la forme que prendront les conflits familiaux, qu'il s'agisse d'un de ses parents, des deux ou des conflits avec les grands-parents. L'enfant peut souffrir d'un manque de reconnaissance, d'amour, se retrouver source des angoisses familiales. [...]
[...] Il s'agira davantage d'un retard affectif, d'un retard de symbolisation pour la lecture et l'écriture et de troubles dans la psychomotricité. L'enfant souffre également d'une « non-organisation de la confiance en soi » en tant que sujet de son désir. Selon le stade psychoaffectif de développement de l'enfant, cela va s'exprimer de différentes façons, comme l'indique Françoise Dolto dans son ouvrage, à savoir : - des difficultés d'expression verbale lors du stade oral ; - des difficultés du contrôle sphinctérien au stade anal ; - des difficultés de désir pour les individus de l'autre sexe, plus tard, lors du stade génital. [...]
[...] Le Sentiment de soi : aux sources de l'image du corps - Françoise Dolto (1997) - Qu'est-ce que le manque dans l'enfance de l'existence réelle du père ou de la mère, qui fait en général échouer la relation triangulaire ?dipienne, peut-il entraîner comme conséquence lorsque l'un des parents qui a vécu cela devient père ou mère à son tour, pour l'enfant au niveau psychologique et au niveau de son image du corps ? Sujet : Le manque dans l'enfance de l'existence réelle du père ou de la mère fait en général échouer la relation triangulaire ?dipienne. [...]
[...] Il ne remplace alors pas son parent absent mais l'image du corps qui avait manqué lorsqu'il était enfant et qui amène son propre enfant aujourd'hui, par hérédité inconsciente, à infirmer symboliquement son image du corps. Si l'enfant éprouve des difficultés de contact avec le monde extérieur ce n'est donc pas seulement sur le plan affectif mais également au niveau de son schéma corporel (reconnaissance de soi), dans son autonomie, à cause de cette carence. L'enfant va avoir des difficultés à prendre conscience de lui-même, à explorer, à s'adapter à son environnement et à autrui. [...]
[...] La maturation de l'image du corps se fait donc grâce à la castration. L'échec de la relation ?dipienne intergénérationnelle engendre, dès le désir de conception, un transfert inconscient de cette mauvaise construction de l'image du corps et ses répercussions psychologiques, sur le futur enfant. Une psychanalyse de cette relation triangulaire, sans en exclure aucun membre, semble être la seule solution pour s'affranchir et sortir des névroses (qu'il s'agisse de celles des enfants ou des parents qui sont de toute manière communicantes) selon Dolto. [...]
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