Sociologie, objectivité, neutralité, rapports sociaux, épistémologie, engagement, réflexivité, objectivation participante, sociologue, populisme, nationalisme, intégration, immigration, Europe, opinion, réflexion
Il s'agit d'une réflexion épistémologique et théorique concernant le fait que le sociologue n'est pas extérieur aux rapports sociaux qu'il se donne pour visée d'analyser.
[...] Ainsi, rappelons que dans le contexte de la montée des populismes et des nationalismes à travers la France et l'Europe, la sociologie a un rôle important, voir crucial, dans l'espace public. Bibliographie - Baubérot, J.(2011). L'acteur et le sociologue. La commission Stasi. Dans Naudier, D. et Simonet, M. (dir.), Des sociologues sans qualités ? Pratiques de recherche et engagements. ( p -116 ). La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.naudi.2011.01.0099. - Bentouhami, H. (2018). Les féminismes, le voile et la laïcité à la française. Socio, 117-140. - Bujon, T (2011), « Michel KOKOREFF, La drogue est-elle un problème ? [...]
[...] Elle affirmait ainsi dès le départ un avis sur la question où elle décrivait que le voile était vu comme une anomalie en France. Suite à sa prise de conscience de sa vision propre du concept du voile en France, elle appela en fin de son débat à un féminisme plus inclusif, qui puisse reconnaître les expériences musulmanes et non pas les rejeter. D'autre part, l'objectivation participante, méthode développée notamment par Norbert Elias, propose une voie pour articuler engagement et objectivité. Elle consiste à s'engager dans les rapports sociaux que l'on étudie, tout en maintenant une distance critique et réflexive. [...]
[...] Karl Marx, par exemple, a construit son analyse du capitalisme à partir de sa position engagée dans la lutte ouvrière. Adolf Hitler, quant à lui, a instrumentalisé la sociologie politique pour légitimer son projet totalitaire. Ces exemples, loin d'être des exceptions, illustrent la tension permanente entre l'engagement du sociologue dans le monde social et l'exigence de distanciation objective. Le sociologue n'est donc pas extérieur aux rapports sociaux, mais il peut, par la réflexivité et l'objectivation participante, les analyser de manière objective et engagée. [...]
[...] Ainsi, la sociologie publique est nécessaire, car elle fournit des informations factuelles pour lutter contre les préjugés et les idées reçues qui alimentent les populismes et les nationalismes (p. 73-77, 80-81). Conclusion Suite à cette étude de cas, le fait que le sociologue est façonné par les rapports sociaux qu'il étudie est bien une certitude. Cependant, il peut, par la réflexivité et l'objectivation participante, les analyser de manière objective et engagée. L'engagement du sociologue devient ainsi une richesse, qui lui permet de comprendre les rapports sociaux de l'intérieur et d'en saisir les enjeux et les contradictions. [...]
[...] Comment un sociologue peut-il rester objectif tout en faisant partie de la société qu'il étudie ? Introduction La sociologie, en tant que science des rapports sociaux, se trouve confrontée à une interrogation épistémologique fondamentale : comment le sociologue, en tant qu'individu et membre de la société, peut-il prétendre à l'objectivité et à la neutralité dans l'analyse des interactions sociales, alors même qu'il est partie prenante de celles-ci ? L'engagement inévitable du sociologue dans les rapports sociaux Il est illusoire de penser le sociologue comme un observateur extérieur, surplombant la société et produisant un discours neutre et objectif. [...]
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