Culture, jugement des autres, difficultés de la vie, procréation, identité, socialisation, liberté des choix, norme sociale, pression sociale, vie privée
Il y a plusieurs années, j'ai pris l'importante décision de ne pas avoir d'enfant. Mes raisons sont diverses, mais j'ai quand même pu remarquer que les réactions à mon choix étaient diverses et même parfois très négatives. Je pense pourtant que c'est une volonté très personnelle et j'ai voulu comprendre pourquoi le désir de ne pas avoir d'enfant était sujet à un débat public, voire à un jugement social. En analysant le sujet, j'ai trouvé que les aspects de l'identité - c'est-à-dire la liberté d'être soi et de se réaliser - et la socialisation seraient de bonnes perspectives pour mon développement. Enfin, comprendre comment ce fait biologique est devenu une norme sociale et, aujourd'hui un choix individuel m'a permis de mieux comprendre le regard qu'a la société de la procréation.
[...] Aujourd'hui encore, cette norme est si ancrée dans notre société, que même si les femmes peuvent maintenant faire le choix de quand et si elles veulent un enfant, la pression sociale est telle qu'elles sont jugées d'égoïste. Pourtant, c'est un choix courageux et absolument respectable car la réalisation de soi et de notre identité est le propre même de l'Homme. Il est donc essentiel que les femmes puissent faire ce choix sans jugement, et mènent les vies qu'elles désirent mener. Aussi, il est important que toutes les femmes remettent en question la norme sociale de procréation, et que chacune puisse s'écouter pour faire ce grand choix aux nombreuses répercussions. IV. [...]
[...] Pourtant, il est en effet de ressentir des moments des regrets de la maternité, notamment pour les femmes qui ont eu des enfants sans se poser la question sur cette norme sociale, en pensant que c'était normal et dans la logique des choses et qui ne se sont pas écouter dans leur désir de ne pas être maman. Avoir un enfant représente tellement de sacrifices de la vie personnelle et professionnelle que même celles qui ont ressenti ce désir peuvent ressentir cette tristesse face aux choses qu'elles auraient pu faire ou entreprendre. De plus, avoir un enfant est irrévocable car c'est pour toute la vie. Il est donc normal de ressentir une lassitude et tristesse si ce n'était pas vraiment un choix conscient. [...]
[...] Alors que, pour des raisons de santé, certaines ne peuvent pas y parvenir, une part croissante d'entre elles fait le choix de ne pas en avoir. Elles sont souvent jugées par les autres, car elles sont en dehors de la norme sociale. Dans son ouvrage Le choix d'une vie sans enfant, l'auteur Charlotte Debest explique que ces individus, et notamment ces femmes désirent « s'écarter de la norme dominante du faire-famille ». Les Hommes étant inspirés par la perpétuation de la race et la transmission générationnelles, beaucoup de personnes de comprennent pas ce choix. [...]
[...] Bibliographie - De Beauvoir, S. (1949) Deuxième Sexe, tome 1. - DeBest, C. (2015) Le choix d'une vie sans enfant. - Pontoreau, P (2003) Des Enfants, en avoir ou pas. [...]
[...] Puis on se demandera si faire ce choix est une forme d'égoïsme. Enfin, dans une troisième partie nous parlerons des risques de regrets lorsqu'on a eu des enfants. Après avoir conclu sur la question, je donnerai mon ressentit sur ce thème dans un bilan personnel. II. La question de l'identité et de la socialisation dans le choix de procréer II.1. Le devoir de procréer dans la société Avoir des enfants : une norme sociale Comme tous les êtres vivants, les Hommes sont faits pour procréer et perpétuer la race. [...]
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