États-Unis, Los Angeles, crise immobilière, crise des subprimes, inégalités sociales, crise économique, société américaine, marché immobilier
Les États-Unis, première puissance mondiale, de part son économie mais aussi en termes de relations extérieures ne sont pas à l'abri de crises économiques qui peuvent remettre en cause le modèle économique et sociétal qui est souvent galvaudé par la fameuse expression « d'American Dream », c'est-à-dire du « rêve américain », où la liberté d'entreprendre, sans contrainte étatique forte, est érigée en étendard. D'ailleurs, il suffit d'apprécier comment la crise économique de 1929 a pu engendrer des conséquences aussi fortes dans la société américaine de l'époque et au-delà, c'est-à-dire dans le reste du monde. Dès lors, dans la période récente, c'est bien la crise immobilière du début des années 2000 qui inaugure, pour le troisième millénaire, la période de crise et notamment celle des Subprimes en 2008. De fait, à la lumière de notre propos, dans quelles mesures, que ce soit au niveau national, ou local avec l'exemple de Los Angeles, le marché immobilier a pu redémarrer après la crise mais qu'elle a pu par la même occasion générer des inégalités sociales ?
[...] De fait, les Etats Unis, en tant que pays d'immigration, voient l'afflux d'individus provenant d'Amérique latine provoquer ce que Mike Davis nomme « l'urbanisation de la pauvreté3 ». De fait, cela pose la question du revers du modèle immobilier américain. Nous allons voir cela en détail, au niveau local, c'est à dire à Los Angeles. II. Los Angeles ou la ville des sans-abri Comme le montre Mike Davis, « si le taudis classique occupait généralement un centre ville en déclin, les bidonvilles d'aujourd'hui sont le plus souvent relégués à la périphérie des agglomérations à croissance explosive4 » (Davis, 2005). [...]
[...] De fait, il est donc devenu important d'adapter le marché de l'immobilier aux nouvelles exigences imposées. Cette nouvelle donne peut redonner un dynamisme à tout un secteur mais aussi au secteur de la construction. Ces logements verts formalisent le développement de bâtiments (green buildings) et des quartiers écologiques à grande échelle comme c'est le cas par exemple à Chicago avec le campus du quartier de Garfield Ridge. Finalement, les éco-quartiers et les maisons écologiques peuvent représenter l'avenir en ce qui concerne le marché de l'immobilier aux Etats-Unis dans la mesure où la préoccupation en ce qui concerne l'écologie au quotidien est de plus en plus grande. [...]
[...] C'est ce qu'on nomme la ségrégation socio-spatiale comme c'est le cas dans les quartiers de Watts et Compton à Los Angeles. Le communautarisme reste une donnée importante. Ce qui contraste fortement avec les quartiers riches comme Beverly Hills ou Malibu, qui cristallisent l'opulence et la richesse au détriment du reste de la ville. Cependant, des nouveaux défis existent pour rééquilibrer l'offre immobilière. III. Les nouveaux défis des éco-quartiers Il est clair que l'enjeu de l'écologie est devenu primordial sur la scène internationale avec les premiers signes tangibles du réchauffement climatique global. [...]
[...] Même si la tendance reste à un mouvement général qui tend les individus à habiter les villes au détriment de l'espace rural, il est intéressant de constater qu'aux Etats-Unis, le phénomène dit de la périurbanisation, ce qu'Eric Charmes nomme « l'émiettement des villes2 », est devenu majeur du fait d'un environnement moins stressant et plus sain que la ville en elle-même mais suffisamment prés pour pouvoir y travailler. De fait, cela cristallise un rééquilibre de l'offre immobilière qui devient plus chère dans ces zones du fait de la forte demande. [...]
[...] Dès lors, dans la période récente, c'est bien la crise immobilière du début des années 2000 qui inaugure, pour le troisième millénaire, la période de crise et notamment celle des Subprimes en 2008. De fait, à la lumière de notre propos, dans quelles mesures, que ce soit au niveau national, ou local avec l'exemple de Los Angeles, le marché immobilier a pu redémarrer après la crise mais qu'elle a pu par la même occasion générer des inégalités sociales ? Nous allons donc apprécier le niveau national dans une première partie, avant de nous focaliser sur la situation de Los Angeles, avant de voir dans un dernier moment ce qui se semble porteur dans un avenir proche pour contenir de futures crises immobilières. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture