Nigeria, système de santé, politiques de santé, financement public, assurance maladie, NHIS National Health Insurance Scheme, bailleurs internationaux, secteur public, secteur privé, aide internationale, inégalités sociales, OOPs Out Of Pocket payments, taxes directes, assurances santé, subventions, dons, santé publique, hôpitaux universitaires, centres médicaux fédéraux, État fédéral, PND Plan National de Développement, accès aux soins, démographie, enjeux économiques, enjeux sociaux, pays en développement, OMS Organisation Mondiale de la Santé, ONG Organisation Non Gouvernementale, système de santé français, système de santé danois
L'économie nigériane bénéficie de plusieurs atouts : un important potentiel en hydrocarbures, des ressources agricoles et minières abondantes, une faible dette publique et un positionnement géographique stratégique entre Afrique de l'Ouest et Afrique centrale avec un accès à la mer. Néanmoins, elle doit faire face à des faiblesses structurelles persistantes : dépendance excessive aux revenus pétroliers, pollution liée à l'exploitation pétrolière, insuffisance des infrastructures électriques, ainsi qu'à des tensions internes, une insécurité généralisée et une corruption qui entravent l'environnement des affaires.
Le système de santé du Nigeria est pluraliste, combinant prestataires publics et privés, ainsi que pratiques médicales modernes et traditionnelles. Sa gestion repose sur une répartition des responsabilités entre les trois niveaux de gouvernement : fédéral, étatique et local.
Le Nigeria, en tant que membre de l'Union africaine, s'est engagé à consacrer 15% de ses dépenses publiques à son système de santé conformément à la déclaration d'Abuja de 2000 ; or, en 2023, seul 5,75% de son budget y était dédié, montrant le faible investissement de l'État nigérian envers ce domaine d'action publique. En parallèle, l'offre privée se développe de manière croissante au sein du pays, répondant aux carences du système public.
Ainsi, il est pertinent de se questionner sur les impacts des mécanismes de financement du système de santé nigérian.
[...] Uzochukwu, Bsc, et al. « Health care financing in Nigeria: Implications for achieving universal health coverage ». Nigerian Journal of Clinical Practice, vol no 4, Janvier 2015, p. 437. https://doi.org/10.4103/1119-3077.154196 6. Du Trésor, Direction Générale. « Intervention des bailleurs internationaux dans le secteur électrique ». Direction Générale du Trésor octobre 2024, www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2024/10/24/intervention-des-bailleurs-internationaux-dans-le-secteur-electrique 7. Onwujekwe, Obinna, et al. « Exploring effectiveness of different health financing mechanisms in Nigeria; what needs to change and how can it happen? » BMC Health Services Research, vol no 1, September 2019, https://doi.org/10.1186/s12913-019-4512-4 8. Sindzingre, A. [...]
[...] Le financement du système repose principalement sur l'impôt sur le revenu, qui atteint un niveau particulièrement élevé au Danemark ( du PIB contre en moyenne dans l'Union européenne). À l'inverse, les cotisations sociales sont marginales ( du PIB), traduisant une fiscalité fortement centrée sur les ménages. Malgré la forte satisfaction de la population danoise vis-à-vis de son système de santé - plus de la moitié se déclarant en très bonne santé - des limites sont apparues au fil du temps. [...]
[...] Le choix d'une étude de cas documentaire centrée sur le Nigeria permet de croiser des sources multiples pour comprendre les causes systémiques des difficultés du système de santé. Le Nigeria est un cas exemplaire en Afrique de l'Ouest de par son poids démographique, son économie dynamique mais inégalitaire, et son positionnement entre dépendance extérieure et aspirations à une couverture santé universelle. Analyse des Résultats Hypothèse 1 Cette hypothèse est pleinement validée au regard des données exposées. Le système de santé nigérian repose sur un niveau de financement public particulièrement faible, oscillant entre et du budget national, très loin des recommandés par la Déclaration d'Abuja. [...]
[...] L'hypothèse 1 s'appuie sur le constat d'une allocation budgétaire très en deçà des standards internationaux, avec moins de 4 ? par habitant, entraînant des infrastructures dégradées, un sous-effectif chronique, une mauvaise répartition géographique des ressources, et une dépendance massive aux dépenses privées (plus de du total). Le système national d'assurance santé (NHIS), par ailleurs, exclut une grande partie des populations rurales non salariées. Hypothèse 2 Concernant l'hypothèse les financements extérieurs, souvent affectés à des programmes verticaux (VIH, paludisme, santé maternelle), tendent à créer des circuits parallèles aux structures nationales. [...]
[...] A Lagos, ce sont plus de 170 start-ups qui proposent des services de santé grâce aux nombreux progrès de la « health tech ». La health tech correspond « aux entreprises qui, en s'appuyant sur les nouvelles technologies, développent des solutions innovantes pour le secteur médical. Elle se divise en trois sous-domaines : la Biotech, la Medtech et l'e-santé et constitue une révolution pour les décennies à venir ». Parmi les exemples dénombrés par le Ministère de l'Economie en France : « LifeBank est dédiée à la transmission rapide de sang aux hôpitaux ; Omomi accompagne en ligne les parents dans le suivi médical de l'enfant ; Find-a-Med fournit des informations sur les centres médicaux proches de ses utilisateurs? [...]
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