EMC Enseignement Moral et Civique, Simone Veil, IVG Interruption Volontaire de Grossesse, avortement, démocratie, droits des femmes, égalité des sexes, lutte contre le racisme, antisémitisme, déportation, Shoah, De Gaulle, droits de l'Homme, Europe, Traité de l'Élysée, Parlement européen, ministère de la Santé, Valéry Giscard d'Estaing, féminisme, droits des détenus, règles sanitaires, Gisèle Halimi, Panthéon, Manifeste des 343, procès de Bobigny, Histoire de France, politique centriste, Giscard d'Estaing, militantisme, devoir de mémoire
Le premier combat majeur de Simone Veil s'inscrit profondément dans son parcours personnel. Parce que juive, Simone Veil est victime, avec sa famille, des politiques antisémites de persécution et de déportation pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est en effet notamment déportée à Auschwitz en 1944, perd des parents (sa mère à cause du typhus) et son frère, et survit à ces atroces conditions de vie en compagnie de ses soeurs. [...]
Il n'existe évidemment pas de vraie démocratie sans une égalité réelle de droits entre les hommes et les femmes et sans une libre disposition de son corps. Or, jusqu'au milieu des années 1970, les femmes n'étaient pas totalement libres de leur corps, puisque l'avortement était interdit et constituait un acte répréhensible à la fois pour les femmes qui y avaient recours, mais aussi pour le personnel de santé qui les aidait. [...]
Après une campagne sous la bannière de l'UDF (parti centriste) pour les élections européennes de 1979, elle devient la première femme présidente du Parlement européen la même année, poste qu'elle occupe jusqu'en 1982. Son action européenne semble avoir été cruciale pour elle, puisqu'elle dit à l'issue de son mandat présidentiel : « Avoir fait l'Europe m'a réconciliée avec le XXe siècle .»
[...] A ce titre, ils ont pu (re)découvrir ses combats dans le film d'Olivier Dahan sorti en 2021 : « Simone, le voyage du siècle ». Annexes : Papier d'identité de la police française en 1942 où Simone Veil est identifiée comme « israélite » https://www.youtube.com/watch?v=cTAmCUgoSZ4 Le discours de 1974 que vous pouvez montrer (au moins en partie) lorsqu'elle déclare qu'aucune femme ne recoure à l'avortement de gaité de c?ur. [...]
[...] Simone Veil s'est donc fortement engagée dans cette lutte en tant que ministre de la santé durant le septennat de Valéry Giscard d'Estaing. Son action est venue prolonger le Manifeste des 343 en 1971, qui avait vu 343 femmes affirmer haut et fort (dans la presse) avoir eu recours à l'avortement à une époque où celui-ci est encore pénalisé et le procès de Bobigny en 1972 où une jeune fille, Marie Chevalier (défendue par une autre « grande dame » de l'histoire de France, l'avocate Gisèle Halimi), violée, avait décidé d'avorter, ce qui l'avait conduit devant le tribunal. [...]
[...] Simone Veil - L'engagement en démocratie I. L'engagement contre les discriminations et le racisme Le premier combat majeur de Simone Veil s'inscrit profondément dans son parcours personnel. Parce que juive, Simone Veil est victime, avec sa famille, des politiques antisémites de persécution et de déportation pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est en effet notamment déportée à Auschwitz en 1944, perd des parents (sa mère à cause du typhus)), son frère et survit à ces atroces conditions de vie en compagnie de ses s?urs. [...]
[...] Ses grands combats pour la démocratie restent (malheureusement) d'actualité : les actes racistes (contre les juifs mais aussi contre les autres communautés) sont toujours bien présents ; les conditions des détenus sont encore trop souvent scandaleuses ; sur le modèle américain le droit à l'avortement est de plus en plus remis en cause (notamment par des groupuscules d'extrême-droite et/ou ultra catholiques) ; l'Europe est de nouveau tiraillée par des pensées nationalistes et ne semble plus totalement être une Europe de la paix . Simone Veil est enfin une des personnalités politiques et historiques préférées des Français, un nom que tous les citoyens de ce pays connaissent. [...]
[...] Or, jusqu'au milieu des années 1970, les femmes n'étaient pas totalement libres de leur corps puisque l'avortement était interdit et constituait un acte répréhensible à la fois pour les femmes qui y avaient recours mais aussi pour le personnel de santé qui les aidait. Le combat pour le droit à l'avortement constitue donc un combat à la fois féministe, mais également un combat sanitaire puisque, bien qu'interdit, beaucoup de femmes avaient recours à l'avortement dans des conditions clandestines (aiguilles à tricoter par exemple . ) qui mettaient leur vie en danger. [...]
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