Les compétences requises
Parmi les compétences qu’il faut avoir, les entreprises de jeux vidéo recherchent des individus qui ont une formation en programmation informatique (C++, C#, Python, Java, etc.), des connaissances en logiciels d’animation 2D et 3D, des connaissances du processus de production de jeux vidéo, une capacité à travailler en équipe et connaître des outils DVCS tels que Perforce (Helix Core), Git ou Mercurial, qui sont appropriés dans ce contexte. En outre, il faut avoir des compétences en résolution des problèmes, ainsi que des connaissances de base en anglais technique [2]. Il peut être utile de se spécialiser dans un moteur de jeux vidéo tel que Unity ou Unreal Engine.Donc, toute personne qui veut devenir codeur de jeux vidéo doit avoir des hard skills constituées d’un bagage technique en programmation acquis lors d’une formation, pour être en mesure de remplir les cahiers de charge éventuels. Mais aussi, cette personne doit avoir des soft skills particulières telles que la patience, la capacité à travailler en équipe, l’esprit de collaboration ; bref, des compétences comportementales et interpersonnelles transférables, car seul et isolé, il est difficile de pratiquer ce métier.
Écoles publiques vs écoles privées
Des écoles publiques (CNAM-ENJMIN, GOBELINS, des Universités) et des Ecoles privées (ISART DIGITAL, RUBIKA, LISAA, EPITECH, EPITA, etc.) proposent des formations en codage de jeux vidéo. Cependant, il faut pouvoir faire un choix. Dans le public, les coûts sont réduits pour les formations standards [3]. Cependant, CNAM-ENJMIN est la seule en France qui propose une formation spécialisée (10900€/an). Donc, la sélection pour y être reçu est très rude. Dans le privé en revanche, la formation est plus ou moins chère (une moyenne de 7500 €/an).Pour opérer un choix entre une formation dans le public et une formation dans le privé, il est nécessaire de connaître les avantages et les inconvénients de chacune d’elles. Dans le public, l’avantage est que le coût n’est pas très élevé, les enseignements sont théoriques et jouissent d’un excellent degré d’approfondissement et surtout, à la fin de la formation, il y a un diplôme délivré qui permet aux candidats à l’emploi de bien se positionner. Comme inconvénients, nous avons une admission qui est sélective, un accompagnement qui n’est pas très personnalisé.
Dans le privé, comme avantage, les étudiants bénéficient d’un accompagnement personnalisé, la connexion à des réseaux professionnels, la multiplicité des écoles de formation privées. Parmi les inconvénients, on distingue les prix exorbitants de la scolarité, d’autres facteurs à prendre en compte tel que la nécessité de vérifier la certification RNCP.
Les débouchés et l’accessibilité du recrutement
Les débouchés
La formation au codage de jeux vidéo a plusieurs débouchés : « Concepteur de jeux », « développeur de jeux », « ingénieur logiciel », « programmeur de jeux vidéo », « AI programmer », etc.L’accessibilité du recrutement
Il y a beaucoup de débouchés que confère une formation au codage de jeux vidéo. Mais le marché est très concurrentiel. Disposer d’un portfolio de projets personnels peut être un grand atout [4]. Pendant les entretiens d’embauche, il faut s’attendre à être testé en live sur du code. Il est donc clair qu’une formation insuffisante sera immédiatement remarquée. Puisque les postes sont très disputés, avec des centaines, voire des milliers de CV pour un ou deux postes, présenter des incuries serait fatal.Les tendances et les défis actuels du marché du codage de jeux vidéo
Le secteur comme nous l’avons vu plus haut, connait une concurrence féroce, mais aussi, une crise de licenciements et des diplômés sous-employés. Concernant les diplômés sous-employés, cela résulte de la difficulté pour ces derniers à trouver un emploi qui coïncide avec leurs compétences réelles [5]. D’après game Industry Layoffs, entre janvier et juillet 2024, ce sont près de 11 000 salariés [6] qui perdaient leur emploi dans ce secteur. Les raisons évoquées pouvant expliquer ces licenciements sont d’ordre économique. Par ailleurs, des investisseurs privés prennent moins de risques, une attitude qui a pour conséquence de limiter le développement des produits innovants. Eh bien, pourquoi ces investisseurs privés prennent moins de risques ? Ces derniers visent la croissance des revenus récurrents et la valorisation des marques établies ; cela signifie qu’ils misent sur des modèles qui ont déjà fait leurs preuves et ne veulent plus faire des paris spéculatifs sur des projets inconnus [7].- Exemple de projet 2 - Programmation d'un jeu de réflexion et de logique « Chain Reaction » en langage Python
Conclusion
Le codage de jeux vidéo exige beaucoup de rigueur, de la patience et des compétences variées, que ce soit des hards skills ou des softs skills. Quelle que soit l’école choisie, il faut être en mesure de produire des projets robustes pour exister dans ce marché.Références bibliographiques
[1] Glassdoor glassdoor.com.au
[2] Romain Charbonnier (2025) Gaming Campus gamingcampus.fr
[3] Le Cnam cnam-hauts-de-france.fr
[4] Indeed fr.indeed.com
[5] Emma Ferrand (2019) « Les diplômés des écoles de jeux vidéo peine à trouver un emploi dans le secteur » Le Figaro etudiant.lefigaro.fr
[6] ITG (2024) « Le secteur des jeux vidéo en crise » itg.fr
[7] Konvoy (2025) « How to Start investing in gaming : the best ways » konvoy.vc










