La question transversale, c’est quoi ?

Comme nous l’avons précisé dans l’introduction, la question transversale est appelée comme telle car elle fait appel à des connaissances et à des compétences qui se retrouvent dans plusieurs disciplines.

D’une manière concrète, lorsque l’élève choisit une question transversale, cette dernière peut concerner deux enseignements de spécialités ou des approches considérées comme complémentaires, comme l’économie et la philosophie ou encore la science et la littérature.

Par exemple, si l’on souhaite faire le lien entre l’usage des réseaux sociaux et la démocratie, l’étudiant devra faire appel à la fois à des compétences sociales et aux sciences politiques.

La question transversale, une obligation ? Que dit le règlement officiel ?

Selon le règlement officiel, la question transversale n’apparait nulle part comme étant une obligation de choix pour les élèves. L’Éducation nationale précise que les deux questions doivent avoir un lien avec les spécialités choisies, mais qu’elles ne doivent pas obligatoirement être transversales.

L’élève a donc le choix ; choix qu’il va bien entendu faire en fonction de ses affinités avec les spécialités. Les questions doivent permettre de toutes les manières d’avoir une vraie réflexion sur un sujet, peu importe qu’il s’agisse d’une spécialité ou de spécialités transversales.

La question transversale : enjeux et objectifs

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles un étudiant peut choisir d’opter pour la question transversale.

La première d’entre elles est de montrer au jury que davantage de compétences et de connaissances sont acquises, et que l’on est capable de faire le lien entre plusieurs disciplines et d’argumenter. Pour les jurys, cela est la preuve d’une réelle curiosité et d’une capacité à la fois à réfléchir et à argumenter de manière plus difficile.

Par ailleurs, le fait de croiser plusieurs disciplines est un moyen de développer plus avant ses manières de mettre en place une argumentation. Il n’y a qu’en se référant à plusieurs disciplines que l’on peut aborder une même problématique sous des angles différents.

Dans cette optique, et cela est un autre enjeu, le fait d’opter au grand oral pour la question transversale représente un excellent moyen de se préparer à ce que l’université va attendre des élèves de manière plus systématique.


Quels sont les avantages et les risques du choix d'une question transversale ?

Les avantages

Le fait de choisir la question transversale a pour avantage de pouvoir opter pour des sujets plus originaux, de se démarquer des autres étudiants qui sont nombreux à choisir la facilité le jour de l’examen final.

Lorsqu’un thème aborde des notions transversales, il est davantage possible de mettre en avant à la fois les connaissances acquises durant l’année scolaire et de faire le lien avec des sujets d’actualité, ce qui peut avoir son importance selon le choix d’orientation des étudiants. Comme nous l’avons dit plus haut, selon le cursus qui sera choisi à l’université, la question transversale représente un excellent moyen de montrer ses capacités d’argumentation, mais aussi d’adaptation face à des sujets qui peuvent se révéler plus complexes. L’étudiant pourra alors aborder le problème de manière plus personnelle et plus novatrice, ce qui peut avoir un effet bénéfique sur la note finale.

En outre, le fait de croiser des disciplines oblige l’élève à prendre davantage d’éléments en considération dans son argumentaire. Ainsi, il est forcé d’établir un meilleur esprit critique et d’envisager des contre-arguments, excellent exercice pour se préparer notamment à l’écriture d’un mémoire.

Les risques

Comme nous l’avons dit plus haut, il y a de nombreux avantages à choisir une question transversale, mais il ne faut pas oublier que celle-ci sera indéniablement plus complexe qu’un choix plus traditionnel. L’étudiant, s’il veut choisir cette option, devra maitriser plusieurs spécialités, s’il est trop évasif, alors sa note finale pourra en être impactée.

Beaucoup d’élèves apparaissent souvent comme ayant une matière plus « forte » dans laquelle ils se sentent plus à l’aise. Sans le vouloir, ils pourraient avantager cette matière, et donc avoir des répercussions sur la consistance globale de la réponse.

Enfin, les jurys ne sont pas plus conciliants parce que l’étudiant a choisi la complexité. Ils attendent un vrai retour, une vraie argumentation, une vraie passerelle entre les disciplines.

Exemples concrets de questions transversales 

Physique-chimie et SVT : « les voyages dans l’espace peuvent-ils entrer en adéquation avec les besoins des hommes et leur santé ? »

HGGSP et mathématiques : « est-il possible d’anticiper la résolution de conflits géopolitiques grâce aux données mathématiques ? »

Arts et HLP : L’art a-t-il pour vocation de transformer le monde de manière durable ?


Conseils

Que l’étudiant choisisse ou non la question transversale, le plus important est qu’il maitrise son sujet et qu’il prenne en compte ses propres centres d’intérêt, car une question qui l’intéresse sera plus facile à argumenter. Il est également primordial de choisir quelque chose de faisable, vouloir aborder un questionnement trop complexe est souvent inutile et peut-être à la fois décourageant et source de stress supplémentaire.

FAQ  

Est-il recommandé de choisir une question transversale au Grand oral ?

Oui, mais seulement si l’élève maitrise les deux spécialités, car la réponse et l’argumentation sont souvent plus complexes.

Puis-je être sûr que ma question est bien transversale ?

Il suffit de vérifier si les compétences et connaissances qu’elle demande sont en lien avec plusieurs spécialités.

Comment rendre ma question transversale pertinente ?

Il faut la définir sous forme de problématique claire, pas trop longue et ouverte. Elle doit mettre en avant une réflexion.

Est-il obligatoire d’accorder une place égale aux deux disciplines ?

Oui, mais un léger décalage est possible, uniquement si l’étudiant le justifie.

Aurais-je une meilleure note si je choisis la question transversale ?

Non, pas forcément. Cette question est plus complexe mais les jurys prennent en compte l’argumentation, la fluidité et la clarté de l’exposé qui en est fait, peu importe ce qui est choisi.

Conclusion

La question transversale n’est pas obligatoire dans le cadre du Grand oral, mais si les étudiants la choisissent, ils doivent en maitriser tous les points, sous peine de ne pas réussir à convaincre le jury. Toutefois, pour ceux qui pensent en être capables, ce choix démontre une réelle curiosité et une vraie préparation au travail universitaire.

Source

studyrama.com