performance entreprise, travail en équipe, quotas, Communication interne, management du changement, analyse organisationnelle
Le cas d'étude que nous devons analyser s'intitule « Les nouveaux quotas de rendement ».
Il présente la conjoncture d'une société de câblage dont l'identité n'est pas précisée.
Pour répondre honorablement à une commande passée par l'un de ses clients, Atlantique Électronique, l'entreprise a décidé d'augmenter les quotas de rendement de ses salariés et de fixer comme productivité le câblage de huit appareils à l'heure alors qu'il n'était jusqu'à présent que de trois.
[...] Les résultats escomptés ont été effectifs mais ce dernier ne souhaite pas en faire bénéficier sa direction : «J'ai gagné six minutes au premier montage. Bien sûr, je suis retourné voir le gars et je lui ai dit que ça ne marchait pas. Je ne veux absolument pas en faire huit, ça ne va aider aucun d'entre nous si nous le faisons.» Comme le montre les propos tenus par Jacques la solidarité dont ces employés font preuve les poussent à nier le fait que ce gabarit augmente leur rendement car ils pensent que son utilisation peut nuire à leur unicité. [...]
[...] Justification de la solution La solution envisagée à vocation à s'appuyer sur l'esprit d'équipe afin d'améliorer la productivité de l'entreprise et de pérenniser la situation financière et assurer ainsi durablement les emplois tout en mettant l'accent sur la nécessité d'une communication saine et efficace. L'implication directe du directeur par son rapprochement avec ses salariés grâce à la formation appropriée atténuera les tensions et les frustrations. Il sera armé pour rassurer son équipe au lieu de lui ajouter plus de pression. Une entreprise est une machine insensible et impartiale, mais sans une équipe d'hommes saine physiquement et mentalement, cette machine ne peut fonctionner. [...]
[...] La situation financière compliquée dans laquelle se trouve leur entreprise ne semble pas les émouvoir et ils se focalisent simplement sur le fait qu'ils doivent augmenter leur cadence au travail et l'un d'entre eux exprime ce manque de motivation à la tâche : « La seule chose qui me fait demeurer ici c'est que vous êtes de si mauvais joueurs de pokers6 ». Leur fonction ne leur procure pas une grande motivation et ils semblent tenir grâce à ce lien « fraternel » tissé entre eux. Les rapports avec la direction ont l'air compliqué et cela peut dénoter un manque de considération des employés de la part de la hiérarchie et donc un problème de gestion du facteur humain. [...]
[...] Il pourrait donc être judicieux de repenser l'organisation des tâches actuellement individuelle en travail d'équipe. En constituant des groupes formels autonomes sur des tâches spécifiques l'atteinte de rendements supérieurs sera envisageable car la pression subie ne sera plus individuelle mais partagée entre les différents membres du groupe. La difficulté réside dans la constitution de ces groupes et dans le désir d'appartenance de chaque membre à l'un de ces groupes. Une bonne cohésion repose sur « l'intensité du désir des membres d'une équipe d'appartenir à ce groupe et leur motivation à y maintenir une participation active». [...]
[...] Les formations servent à disposer d'outils à mettre en ?uvre pour gérer ce genre de moments. Une fois ces techniques de leadership acquises l'entrepreneur peut amener d'autres outils comme l'attribution d'une rémunération supplémentaire en cas d'atteinte d'objectifs. Dans la situation présente les objectifs fixés par la direction sont atteignables mais les employés ne voient aucun intérêt à les réaliser. Même si les primes sur objectifs ont un coût pour l'entreprise elles peuvent permettre d'honorer les contrats, de satisfaire les clients, d'en avoir de nouveaux et donc de contribuer à une croissance durable de la firme. [...]
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