Le Génocide voilé, Tidiane N'Diaye, génocide, esclavagisme, traite négrière, Afrique, traite arabo-musulmane, polygamie, islamisation, racisme, asservissement, Nouveau Monde, déportation, métissage, servage, Religion, colonialisme, islam, stéréotypes, préjugés
Dans « Le génocide voilé », Tidiane N'Diaye se présente comme un fervent défenseur de la vérité historique, un défi audacieux dans un monde où les récits sont souvent entachés d'idéologies et de révisions partisanes. Anthropologue franco-sénégalais et économiste de renom, N'Diaye s'appuie sur une approche scientifique pour aborder une page sombre de l'histoire de l'humanité : l'esclavage des Africains par les arabo-musulmans, qu'il affirme avoir duré treize siècles. Sa volonté de rétablir une « vérité » historique peut paraître empreinte d'une quête de légitimité face à une modernité qui, selon lui, omet ses propres ombres.
[...] Tidiane N'Diaye aborde la pensée d'Ibn Khaldun, un historien et philosophe arabo-berbère du XIVe siècle qui, selon l'auteur, se montre particulièrement méprisant envers les Noirs, qui les qualifie de « peuples à caractère bestial » (p. 56-57). Ce dernier avance l'idée que « le climat a des influences directes sur l'état des civilisations et sur le caractère des peuples » (N'Diaye p. 49). Selon N'Daiye, Ibn Khaldun utilise le terme « bestialité » pour décrire les Noirs. Il présente les Noirs comme « généralement caractérisés par la légèreté, l'inconstance, l'émotivité » et les qualifie même de « stupides » (Ibid). [...]
[...] La traite et l'esclavage existaient bien avant l'Islam qui en a hérité. Mais l'Islam, tout en invitant les maîtres à une plus grande bienveillance envers leurs esclaves, n'en a pas moins entériné et validé la possibilité d'asservir des êtres humains. N'Diaye donne l'exemple des habitants du Ghana qui, après leur conversion à l'Islam par les Almoravides, menaient des razzias pour « s'approvisionner en lamlam (ou tribus infidèles), qualifiés d'animistes », qu'ils vendaient dans des zéribas, des postes de traite fondés par les marchands arabes (p.232). [...]
[...] Tidiane N'Diaye décrit comment les chefs de tribus musulmanes d'Afrique du Nord, du Sahara et du Sahel organisaient des razzias pour capturer des populations noires, souvent motivés par des croyances religieuses superficielles et des enjeux locaux (p. 100). Ces négriers, souvent berbères ou arabisants, capturaient des villageois sénégalais et maliens, les transportant à travers le désert dans des conditions horribles pour les revendre dans des oasis (p. 100-101). N'Diaye critique la perception de l'île de Gorée comme symbole unique de la traite. [...]
[...] Tidiane N'Diaye plaide pour la reconnaissance de la traite arabo-musulmane. Il souligne qu'elle mérite d'être examinée au même titre que la traite transatlantique. Selon lui, « la traite arabo-musulmane et les jihads provoqués par ses prédateurs impitoyables ont été bien plus dévastateurs pour l'Afrique noire que la traite transatlantique » (p. 12). N'Diaye insiste sur l'horreur de cette traite, qui se manifeste encore aujourd'hui. Il rappelle que « l'homme a toujours été soumis au joug de l'homme » (p. et souligne que l'esclavage a touché toutes les civilisations. [...]
[...] Il souligne la haine des Noirs envers ces « Africains blancs arabisants » et met en lumière la cruauté des Maures par rapport aux maîtres négro-africains, qui adaptaient le travail aux capacités de leurs captifs (p. 47). 1.2. Implication des penseurs arabes Dans son ouvrage, Tidiane N'Diaye évoque les réflexions des savants arabes, qui citaient sans hésitation des médecins de la Grèce antique. Parmi eux, Galien identifiait dix caractéristiques des Noirs, qu'il considérait absentes chez les Blancs : cheveux crépus, sourcils fins, larges narines, lèvres épaisses, dents saillantes, odeur corporelle désagréable, faible taux de mortalité, pieds fendus, long pénis et disposition joyeuse. [...]
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