HGGSP Faire la guerre, faire la paix, Congrès de Vienne, Ordre de Vienne, mouvements libéraux, guerre d'indépendance grecque, Sainte-Alliance, Quadruple Alliance, Révolution française, monarchie, libertés individuelles, droits individuels, nationalisme, conservatisme, Metternich, Napoléon, Europe, frontières, Autriche, révolutionnaires, contestataires, mouvements nationaux, Prusse, Lord Byron, Delacroix, traité de la Sainte-Alliance, traité de la Quadruple Alliance, Russie, Angleterre, mouvements révolutionnaires, solidarité, répressions, contestation sociale
Devoir en deux parties (une question problématisée et une étude de documents) sur la politique et les aspirations des peuples européens après les guerres napoléoniennes.
[...] Le congrès de Vienne a lieu de novembre à juin 1815 et réunit les pays européens vainqueurs de Napoléon, soit l'Angleterre, l'Autriche, la Prusse et la Russie. Sous l'impulsion de Metternich, diplomate autrichien, le congrès est soucieux de rétablir l'ordre sur le continent européen après la chute de Napoléon et d'effacer la période révolutionnaire. Ainsi, par exemple, la place de la religion et de l'aristocratie sont réaffirmées. En France, notamment, Louis XVIII accorde une charte constitutionnelle mais le suffrage est censitaire. Les principes issus de la Révolution française et de l'empire napoléonien sont ainsi peu à peu bafoués et effacés. [...]
[...] En conclusion, les deux textes démontrent que la guerre d'indépendance grecque constitue un miroir des mouvements nationaux qui ont lieu en Europe. Les intellectuels et artistes européens défendent cette cause dont les aspirations révolutionnaires se retrouvent parmi les discours des Grecs. Ces derniers, conscients de leur culture et de leur nationalisme, souhaitent néanmoins s'émanciper du joug ottoman et de l'influence européenne. C'est pourtant grâce à l'aide notamment de la Russie que la Grèce parviendra à son indépendance en 1830, un des seuls pays à y être parvenu à cette époque. [...]
[...] Il semble d'ailleurs opposer le "barbare" aux Lumières. Benjamin Constant est un libéral, tant sur le plan politique qu'économique. En cela, il s'oppose à Metternich et c'est à travers la critique des Ottomans qu'il critique la politique des Etats européens devenue conservatrice après le Congrès de Vienne de 1815. Théodore Kolokotronis semble partager cette opinion lorsqu'il parle de "l'Hétairia" et lorsqu'il dit : "Selon moi, la Révolution française et les actions de Napoléon ont ouvert les yeux au monde entier. [...]
[...] Cependant, cet ordre nouveau rompt voire nie les idées libérales inspirées, encouragées et véhiculées par la Révolution française et l'ère napoléonienne, et qui sont de nature politique, sociale ou économique. L'Ordre de Vienne s'oppose ainsi à divers mouvements libéraux défendus par les différents peuples européens et qui se développent en particulier dans les années 1820 à 1840. L'instauration de ce nouveau climat politique conduit à se demander de quelle manière l'Ordre de Vienne muselle-t-il les aspirations libérales des peuples entre 1814 et 1848. Il est important, pour répondre à cette question, de revenir d'abord sur le congrès de Vienne de 1815, point de départ de ce bouleversement européen. [...]
[...] En conclusion, le congrès de Vienne de 1815 a souhaité effacer les acquis de la Révolution française et de l'empire napoléonien. Face à ce nouvel ordre, des aspirations libérales ont pourtant émergé partout en Europe pour s'opposer au retour de la monarchie et afin de réclamer davantage de libertés et de droits individuels. Cependant, en dépit de quelques succès, les mouvements libéraux sont réprimés par le pouvoir en place grâce à la solidarité des pays de la Sainte-Alliance et aux divisions au sein des mouvements contestataires. [...]
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