AgroParisTech, ingénieur agronome, foisonnement, nitrification, dénitrification, traitement de l'eau, bassin unique à boues activées, bassin biologique, azote, oxygène, station d'épuration, eaux usées, charge massique, charge volumique
Les stations d'épuration à boue activée, en aération prolongée, sont les plus répandues en France pour traiter les eaux usées. Bien que les performances épuratoires et la fiabilité de ce procédé soient éprouvées, plusieurs types de dysfonctionnement peuvent apparaître, et notamment au niveau de l'élimination de l'azote, étape clé du traitement des eaux usées. De plus, certains ouvrages sont également sensibles au phénomène de foisonnement des boues.
Dans la station de Grange David de Tours, l'azote contenu dans les eaux usées urbaines est essentiellement traité par voie biologique. L'épuration est basée sur l'utilisation du procédé de boues activées. Ce processus consiste à maintenir en suspension plusieurs types de bactéries dans un bassin d'aération alimenté par les eaux urbaines.
La dégradation de la matière organique engendre la formation de nitrates, espèces polluantes à trop forte concentration. Au sein de la station, le seuil de rejet est fixé à 5 mg/L d'eau épurée. Le contrôle de la filière eau est donc essentiel pour vérifier l'adéquation entre les concentrations en nitrates dans les eaux épurées et la réglementation. Ceci sera gage de la remise sur le réseau d'une eau non polluée.
Le foisonnement des boues est le second phénomène qui peut réduire considérablement l'efficacité de processus épuratoire d'une station. Des bactéries filamenteuses vont alors se développer dans les bassins de sédimentation, pour donner naissance à des flocs souvent légers et visqueux qui ne sédimentent pas et bloquent alors l'oxygénation et la pénétration des rayons UV essentielle à la pérennité du processus.
Ainsi, au sein des stations d'épurations, il est essentiel de mettre en place des indicateurs de performance et d'analyser les différents paramètres de contrôle pour s'assurer de la bonne maîtrise du procédé. De plus, en cas d'anomalies, il sera essentiel de prendre des décisions rapides pour stabiliser le processus.
De ce fait, et face à une réglementation de plus en plus stricte en termes de rejets, une problématique pouvant être posée est : « comment maîtriser les phénomènes de nitrification et de dénitrification de manière à obtenir un niveau poussé de l'élimination de l'azote global ? ». Il est donc essentiel de répondre à deux autres questions, « comment solutionner » et « comment détecter un problème du foisonnement et quelle stratégie appliquer pour y mettre fin ? ». Dans cette étude, l'approche mise en place a consisté à réguler les phases d'aération et à contrôler son efficacité, action qui a permis de satisfaire les objectifs fixés à savoir stopper le foisonnement et diminuer la quantité d'azote globale rejetée.
D'autre part, devant la prise de conscience de l'urgence écologique et pour répondre aux réglementations environnementales européennes, un deuxième point important relatif au processus épuratoire est de développer des procédés de valorisation des déchets. Ainsi, le premier aspect de ce travail a été d'évaluer la place des boues au sein des déchets valorisables et de répondre à la problématique suivante : dans quelle mesure la gestion durable de la boue d'épuration apporte une réponse nécessaire aux enjeux de développement durable amorcée par l'action gouvernementale et européenne ?
[...] En revanche, si la température est basse pendant une longue durée alors la biomasse nitrifiante disparaît si l'âge de la boue n'est pas adapté au changement climatique. En hiver, il est donc essentiel, de bien maitriser la durée du procédé de nitrification et d'augmenter la durée des cycles. Oxygène dissous Deux paramètres sont étroitement liés à la composition en oxygène à savoir la demande chimique en oxygène (DCO) et la demande biochimique en oxygène (DBO). La DCO correspond à « la teneur en oxygène nécessaire pour oxyder dans des conditions opératoires définies, les matières organiques présentes dans un échantillon donné ». [...]
[...] De ce fait, et face à une réglementation de plus en plus stricte en termes de rejets, une problématique pouvant être posée est : « comment maîtriser les phénomènes de nitrification et de dénitrification de manière à obtenir un niveau poussé de l'élimination de l'azote global ? ». Il est donc essentiel de répondre à deux autres questions, « comment solutionner » et « comment détecter un problème du foisonnement et quelle stratégie appliquer pour y mettre fin ? ». [...]
[...] Figure Etude des processus de nitrification et dénitrification du 17 avril 2019 au 19 avril 2019, échantillonnage effectué toutes les 4 heures sur une durée de 48h (bassin BAE10). Les valeurs du potentiel redox pendant la période étudiée évolue entre -400 et -100mV. Ces valeurs maximales de potentiels atteintes à la fin des phases d'aération sont un indicateur de l'état d'oxydo-réduction du système après 24h. Au cours des mesures, le temps minimal d'aération est fixé à 10,4 h/j et le temps minimal de phase non-aérée est de 8,4 avec une aération ne devant pas être arrêtée pendant plus de 2 heures. [...]
[...] L'aération optimale pour l'élimination de l'azote correspond aussi à l'optimum de traitement de la pollution carbonée (David et Charpentier, 1984 ; Schlegel, 1984). Selon les stations d'épuration, la fourchette de l'apport d'oxygène favorable (exprimé en durée d'aération par jour ou en kWh. de éliminé) correspondant à un niveau donné de nitrification et de dénitrification est plus ou moins large. Le point optimum de l'apport d'oxygène correspondant à la fois aux concentrations minimum en ammonium et en nitrates varie aussi suivant les installations. [...]
[...] Les réactifs de la nitrification sont l'oxygène dissous et l'azote ammoniacal. Plus la quantité des réactifs est grande, plus la réaction est favorisée donc plus l'activité des bactéries est élevée. La réaction est influencée par la quantité de réactifs, elle est stoppée par la quantité de matière du réactif limitant. Ainsi, augmenter la concentration en dioxygène favoriserait la réaction. Néanmoins ceci n'est pas possible du fait que la dénitrification se fait en l'absence d'oxygène, il est donc important de respecter une certaine quantité d'oxygène. [...]
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