De l'âme, Aristote, Antiquité, antiquité grecque, âme, corps, esprit, pensée, intellect, Platon, perception sensorielle
Aristote est un philosophe grec du IVe siècle avant notre ère. Disciple de Platon, il se présente comme un penseur ayant exercé une grande influence sur toute la pensée occidentale et même mondiale. Il a influencé la philosophie avec ses travaux sur la logique, la métaphysique, l'éthique, la politique, et les sciences naturelles, développant des concepts clés comme l'entéléchie et la substance. L'extrait qu'il nous est donné d'étudier provient d'une oeuvre majeure du philosophe intitulé De l'âme, et plus précisément le chapitre 4, intitulé « L'intellect passible » du Livre III, nommé « Les facultés noétiques ». Dans cet extrait, Aristote s'interroge sur les caractéristiques de l'âme dévolue à l'intellection par opposition à l'âme qui se consacre aux choses sensibles.
[...] La différence entre la partie de l'âme dévolue à l'intellect et celle dévolue au sensible est qu'elle doit être « impassible » tout en étant capable de « recevoir la forme ». Pour que l'intellect puisse connaître toutes choses, il doit être pur et sans mélange, comme l'a dit Anaxagore. Anaxagore était un philosophe présocratique grec du Ve siècle avant J-C. Connu pour sa théorie cosmologique, il a postulé que l'Univers était gouverné par un esprit cosmique (Nous) ordonnant toutes choses. Il a introduit le concept de noûs comme principe organisateur, préfigurant la notion aristotélicienne de l'intellect. Ses idées ont influencé la pensée philosophique et scientifique de l'Antiquité. [...]
[...] Disciple de Platon, Aristote pense effectivement qu'il y a d'un côté le monde intelligible et de l'autre le monde sensible. Le monde intelligible rassemblerait l'ensemble des éléments de l'univers qui existeraient de façon parfaite tandis que le monde sensible réunirait la traduction de ces Idées dans le monde tel qu'elles parviennent aux hommes. La célèbre allégorie de la caverne illustre le mieux cette notion. Dans cette allégorie, les hommes sont présentés comme enchaînés au fond d'une caverne et ne pouvant voir du monde supérieur, de monde des idées que les ombres ce monde qui leur est inaccessible projette sur le mur en face d'eux. [...]
[...] Si l'intellect était associé à un organe sensoriel, il deviendrait susceptible aux mêmes influences matérielles et limitations que les sens, ce qui entraverait sa capacité à connaître les formes de manière claire et universelle. En séparant l'intellect des organes sensoriels, Aristote garantit que l'intellect peut rester en puissance, c'est-à-dire capable de devenir toutes choses sans être limité par les caractéristiques particulières des objets sensibles. Cela permet à l'intellect de saisir les essences des choses de manière objective et universelle, sans être perturbé par les conditions matérielles et contingentes qui affectent les perceptions sensorielles. [...]
[...] En conclusion, cet extrait du De l'Âme d'Aristote met en lumière la complexité de la pensée aristotélicienne concernant la nature et les facultés de l'âme humaine. Aristote, tout en étant disciple de Platon, développe une vision distincte et originale de la relation entre l'intellect et les sens. En insistant sur la pureté et l'impassibilité de l'intellect, Aristote souligne la nécessité de séparer l'intellect des influences corporelles pour garantir une connaissance claire et universelle des formes intelligibles. Cette distinction fondamentale entre l'intellect et les sens est cruciale pour comprendre la capacité unique de l'intellect à appréhender les essences des choses sans être entravé par les conditions matérielles. [...]
[...] Il a influencé la philosophie avec ses travaux sur la logique, la métaphysique, l'éthique, la politique, et les sciences naturelles, développant des concepts clés comme l'entéléchie et la substance. L'extrait qu'il nous est donné d'étudier provient d'une ?uvre majeure du philosophe intitulé De L'âme et plus précisément le chapitre 4 intitulé « L'intellect passible » du Livre III nommé « Les facultés noétiques ». Dans cet extrait, Aristote s'interroge sur les caractéristiques de l'âme dévolue à l'intellection par opposition à l'âme qui se consacre aux choses sensibles. [...]
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