Le Pragmatisme, William James, pragmatisme, morale humaine, psychologie sociale, TPA Troubles de la Personnalité Anti-sociale, perception sociale, affaire Pelicot, moralité
Pour définir un concept, il faut d'abord savoir quelles expériences nous avons eues avec. Tout concept peut donc être expérimenté.
Mais certains concepts sont plus sujets à débats que d'autres, comme le sujet de la moralité, qui est un concept fort en société. Nous en avons une vision plutôt conventionnelle de par nos expériences, mais ce n'est pas forcément le cas pour tout le monde.
Nous allons donc voir les limites du pragmatisme vis-à-vis du concept de moralité.
Nous expérimentons la notion de moralité de manières diverses, qu'elle nous soit inculquée par nos pairs ou que nous en prenions conscience par nous-mêmes dans différents moments de notre vie. Nous vivons et nous créons des situations où l'on peut faire la part des choses entre le bien et le mal, nous construisons donc notre propre sens moral avec ces situations vécues. Mais ce sens de la morale peut être biaisé à cause de plusieurs facteurs.
Nous allons voir que des facteurs psychologiques peuvent totalement transformer la morale d'un point de vue conventionnel et que différents facteurs environnementaux peuvent biaiser notre perception de la morale.
[...] Elle est aussi victime de la même personne, ce qui rend la situation plus probable d'être vraie. Malgré cela, elle ne le fait pas et ne semble pas apporter d'explications. Cet exemple montre bien que le pragmatisme est plus complexe à démontrer selon les notions qu'il aborde. Même quand toutes les bonnes conditions sont réunies, certaines personnes ne répondent pas aux principes qu'elles ont appris. Il serait simple de se dire qu'on peut nous apprendre des principes et ne pas les mettre en ?uvre si on ne l'a pas vécu personnellement. [...]
[...] Le Pragmatisme - William James (1907) - Quelles sont les limites du pragmatisme vis-à-vis du concept de moralité ? La citation : « Le fait tangible qui sous-tend toutes les distinctions que nous opérons entre nos pensées, aussi subtiles soient-elles, est que toutes, même les plus délicates ne portent sur rien d'autre que sur des différences possibles dans la pratique. Ainsi, pour que nos pensées à propos d'un objet soient parfaitement claires, il nous suffit de considérer quels effets d'ordre pratique nous pouvons concevoir que l'objet puisse impliquer - quelles sensations en attendre, et quelles réactions préparer. [...]
[...] Si une autre personne lui explique comment il devrait se comporter, le changement de perception sera tellement important qu'il n'arrivera pas à conscientiser que sa vision n'est pas universelle et qu'il doit la changer selon les personnes qu'il côtoie, pour respecter l'individualité de chacun. Même en voulant changer de comportement, ce sera un processus difficile car il ne pourra pas entièrement modifier sa définition de la morale puisqu'elle est déjà ancrée en lui. Essayer de l'ignorer pour en créer une autre atteint la limite du pragmatisme. [...]
[...] Leur perception donne obligatoirement des limites à la morale. Dans le sens où les personnes atteintes du Trouble de la Personnalité Anti-sociale entretiennent des relations par profit, elles peuvent, par exemple, manipuler leur entourage pour obtenir ce qu'elles veulent. Alors, si elles manipulent une personne qui ne peut rien leur apporter, ce serait un comportement immoral. Puisque manipuler quelqu'un est fondamentalement quelque chose de mauvais, le faire subir à quelqu'un dont nous n'avons pas besoin va à l'encontre de leur sens moral. [...]
[...] Cette notion peut aussi complètement dépasser notre esprit, cela expliquerait pourquoi il est si difficile pour nous de penser collectivement ses définitions. Nous serons donc les seules limites au pragmatisme. [...]
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