Déterminisme, liberté, Hobbes, Berkeley, libre arbitre, esprit, corps, volonté, entendement, philosophie politique, nature humaine
La question de la liberté est une question philosophique fondamentale et récurrente depuis l'Antiquité. Elle divise encore de nos jours les philosophes quant à sa signification et son étendue. [...]
Thomas Hobbes (1588-1679) est un philosophe anglais partisan d'un « mécanisme naturel ». George Berkeley (1685-1753) est un évêque et philosophe irlandais défenseur de l'immatérialisme. Ces deux auteurs défendent des conceptions opposées de la liberté. Hobbes la limite strictement aux actions corporelles, niant toute liberté de choix et de délibération. Berkeley développe au contraire une conception étendue de la liberté, qu'il considère comme s'appliquant également à l'esprit.
[...] Puisque les actions humaines sont totalement déterminées par des causes physiques, selon Hobbes il n'y a pas de place pour le libre arbitre. L'homme n'est pas maître de ses désirs et de ses décisions, qui résultent nécessairement des sensations reçues et des passions qui en découlent de manière déterminée. II. La conception de la liberté selon Berkeley Berkeley élabore sa philosophie dans un contexte religieux protestant marqué par le déisme et le scepticisme philosophique émergent. En tant qu'ecclésiastique anglican, sa réflexion est fortement influencée par sa foi chrétienne. [...]
[...] Conclusion En conclusion, on constate que les conceptions de la liberté défendues par Hobbes et Berkeley divergent plus qu'elles ne convergent. Hobbes propose une vision restrictive de la liberté, limitée au corps et niant toute forme de libre arbitre intérieur. Cette conception présente l'intérêt de défendre l'ordre politique, mais au prix d'un déterminisme poussé à l'extrême qui ne rend pas justice à l'expérience humaine. Berkeley offre pour sa part une vision plus complexe en étendant la liberté à l'activité de l'esprit. [...]
[...] Dans quelles mesures les conceptions de la liberté défendues par Hobbes et Berkeley sont-elles en opposition ? Introduction La question de la liberté est une question philosophique fondamentale et récurrente depuis l'Antiquité. Elle divise encore de nos jours les philosophes quant à sa signification et son étendue. Le terme de « liberté » renvoie à l'idée d'indépendance de la volonté et d'autonomie dans les actes. Elle implique l'absence de contrainte extérieure sur les choix et les actions. Thomas Hobbes (1588-1679) est un philosophe anglais partisan d'un « mécanisme naturel ». [...]
[...] Berkeley s'élève contre cette conception mécaniste et défend au contraire la liberté comme pouvoir personnel de volition de l'esprit. Pour lui, l'homme est doté d'une volonté qui lui permet de choisir librement ses actions. Quant à l'étendue de la liberté, Hobbes la restreint strictement aux seules actions corporelles. Il nie toute liberté au niveau des pensées et désirs de l'âme. À l'inverse, Berkeley conçoit la liberté comme s'appliquant également aux opérations internes de l'esprit, telles que le vouloir. Il refuse de circonscrire la liberté au domaine corporel en excluant la sphère spirituelle. [...]
[...] La problématique est la suivante : en quoi les conceptions de la liberté défendues par Hobbes et Berkeley sont-elles en opposition ? Quels sont les fondements et les enjeux de cette opposition ? Cette opposition centrale quant à la signification et l'étendue de la liberté sera analysée dans le cadre de cette dissertation. Le plan permettra tout d'abord d'exposer les conceptions respectives de Hobbes et Berkeley, avant de montrer leur opposition et d'en dégager les enjeux philosophiques. I. La conception de la liberté selon Hobbes La conception de la liberté selon Hobbes doit être comprise à la lumière du contexte historique dans lequel il élabore sa philosophie. [...]
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