La Fileuse et l'Enfant, Marceline Desbordes-Valmore, La Fileuse, Paul Valéry, poésie, poème, nature, dieu, mort, Parques, destin, Mythologie, divin
Le métier de fileuse est un métier traditionnel et qui a disparu aujourd'hui. Il s'agissait d'un métier exercé par des personnes de condition sociale modeste. Il avait la réputation d'être particulièrement difficile. Ce métier évoque également bien sûr les Parques, ces divinités qui tissaient le destin des hommes et des femmes. Il sera intéressant d'étudier comment les deux poètes que sont Marceline Desbordes-Valmore et Paul Valéry traitent ce métier de fileuse.
[...] La rose est présentant comme parfumant le front de la fileuse et au travers d'une sorte de personnification puisqu'il est question de « haleine » d'une rose alors que l'on parle bien sûr plutôt de l'haleine d'un être humain. Il s'agit ici d'une figure de style poétique. Si on peut ainsi percevoir des traits communs entre Paul Valéry et Marceline Desbordes-Valmore dans l'importance accordée à la nature, dans cette notion même de cohésion entre l'homme au sens générique et la nature, les deux poètes se distinguent dans la mesure où la première est une sorte de figure du préromantisme tandis que le second s'exprime dans un contexte littéraire et poétique postérieur au romantisme et que l'on peut voir dans cette importance accordée à la nature davantage une sorte de panthéisme, c'est-à-dire l'idée que le Divin est fortement présent dans tous les aspects de la Nature et que chaque élément du monde peut nous renvoyer d'une certaine manière au Divin. [...]
[...] Le travail de la fileuse, le travail qui consiste à filer le textile avec le rouet est associé au processus de pensée. Paul Valéry nous montre également une fileuse qui est très appliqué à son travail. La « croisée » (vers est un terme qui n'est plus beaucoup usité de nos jours pour désigner une fenêtre. Le « bleu de la croisée » évoque sans doute la lumière bleutée de la nuit, évoquée ici de manière poétique. La fileuse apparaît également chez Paul Valéry comme chez Marceline Desborde-Valmores comme fatiguée : « lasse » (vers 4). [...]
[...] Là encore, on peut retrouver une thématique chère au romantisme dans cette forte prégnance de la croyance divine et de cette communication entre l'homme et Dieu. La fileuse semble attacher un grand pouvoir au fait de nommer les choses, de nommer Dieu surtout. Le vocable « nom » est évoqué deux fois, d'abord au vers 19 puis au vers 21. La poétesse réalise une comparaison au vers 21 en comparant ce nom à un « feu » pour évoquer en quelque sorte sa puissance. [...]
[...] La Fileuse et l'Enfant - Marceline Desbordes-Valmore (1860) ; La Fileuse - Paul Valéry (1920) - Comment les deux poètes nous proposent une évocation poétique de la fileuse dans une sorte de communication mystérieuse avec la nature et le Divin ? (Introduction) : Le métier de fileuse est un métier traditionnel et qui a disparu aujourd'hui. Il s'agissait d'un métier exercé par des personnes de condition sociale modeste. Il avait la réputation d'être particulièrement difficile. Ce métier évoque également bien sûr les Parques, ces divinités qui tissaient le destin des hommes et des femmes. [...]
[...] La nature est présentée comme dans une sorte de prolifération dans ce poème, ainsi que nous pouvons le retrouver dans l'expression « tant de fleurs ». La fileuse apparaît comme étant dans une parfaite communion avec la nature : « fileuse de feuillage et de lumière ceinte ». Dans cette forte évocation de la nature, on retrouve ainsi ce qui était déjà présent dans le poème de Marceline Desbordes-Valmore, une figure de la littérature qui est souvent présentée comme une pionnière du romantisme. [...]
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