Les Lettres Persanes, Montesquieu, littérature française, condition féminine, jalousie, liberté, mariage, Orient, Occident, féminisme, histoire, philosophie, critique sociale, soumission féminine, femme, roman épistolaire
À travers la figure d'Usbek, personnage central des Lettres persanes, Montesquieu critique la société et notamment la place faite aux femmes. Cette critique se poursuit avec les figures de Rica et de Roxane. [...]
Usbek est un persan issu d'une famille noble. Il vit en France où il est ambassadeur. Sa correspondance, notamment avec Rica, est l'objet de réflexions intéressantes qui entraînent les lecteurs et les lectrices à se questionner sur des sujets de société non seulement très percutants pour l'époque - l'oeuvre est publiée en 1721 - mais aussi en regard croisé, entre Orient et Occident.
[...] Cette condition est également décrite dans la lettre XXI qu'Usbek écrit au premier eunuque blanc. Lecture de la lettre XXI (de « Et qui êtes-vous, que de vils instruments que je puis briser à ma fantaisie », jusqu'à « celle des insectes que je trouve sous mes pieds. ») Dans cet extrait, Usbek menace le premier eunuque blanc. La jalousie dont il est atteint l'aveugle. Ainsi, alors que « [s]es femmes souffrent », Usbek ne fait rien pour les aider si ce n'est leur envoyer un homme eunuque pour les distraire et dont il est tout de même jaloux. [...]
[...] C'est une question majeure de nos sociétés. La place faite à la moitié de la population prend tout son sens lorsqu'Usbek se rend enfin compte de ce qu'il a perdu, n'ayant pas pris soin d'aimer correctement Roxane. La question des inégalités des sexes est très largement abordée dans les Lettres Persanes. Usbek est un mari jaloux et despote, encouragé par son ami Rica qui voit, dans la société européenne que la femme a le même rôle que dans la société occidentale. [...]
[...] Et de même, un mari doit aussi tromper sa femme « Ici un mari qui aime sa femme est un homme qui n'a pas assez de mérite pour se faire aimer d'une autre ». En cela, Rica dresse le parallèle entre la société persane et son homologue parisienne. Rica écrit de même à Ibben une lettre significative sur la place des femmes dans la société de 1721. Lecture de la lettre XXXVIII. Dans cette lettre, Rica étudie la place des femmes dans la société et leur rapport à la liberté. [...]
[...] Lecture de la lettre VI (à partir de « Mais ce qui m'afflige le plus mon c?ur, ce sont mes femmes », jusqu'à « c'est la seule consolation qui me reste dans l'état où je suis »). Dans cet extrait, Usbek dévoile au lecteur occidental une pratique peu courante : celle du harem. Usbek plusieurs femmes et cela de manière décomplexée puisque telle est la coutume. De plus, Usbek avoue ne ressentir aucun amour pour ses femmes. « C'est n'est pas, Nessir, que le les aime. Je me trouve à cet égard dans une insensibilité qui ne me laisse point de désirs. » Il ne s'agit donc pas d'amour mais bien de possession. Usbek possède plusieurs femmes. [...]
[...] Dans la lettre CLVI, Roxane écrit une lettre à Usbek dans laquelle elle se plaint de sa vie dans le harem : Lecture de la lettre CLVI. La cruauté d'Usbek apparaît à travers les yeux de Roxane : « nous n'avons plus rien de libre que les pleurs », écrit Roxane. Dans cette lettre, Roxane menace de se tuer pour recouvrer la liberté. Ainsi, les violences faites aux femmes sont dénoncées dans cette lettre. La condition de la femme persane, faite d'enfermement et d'outrages, est dénoncée par Roxane. [...]
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