L'Enfant, Jules Vallès, autobiographie, fiction, genre littéraire, Robinson Crusoé, autofiction, mort, traumatisme, Camus, récit, mémoire, histoire personnelle, introspection, imagination
La mémoire humaine peut être instable et le fait de convertir une histoire personnelle en récit peut abimer les souvenirs réels. L'autobiographie se manifeste du côté des souvenirs, de la confession sous l'égide du passé et notamment de l'enfance, tandis que la fiction est plus prompte à tendre vers l'imagination et l'invention malgré des personnages qui peuvent se rapprocher d'une introspection.
[...] Et plus tard, des auteurs comme Marcel Proust ont été plus loin vis-à-vis de cette idée. En effet, la création littéraire est liée au moi profond donc être un artiste doit consister selon Proust à plonger à l'intérieur de soi-même. Chaque personne est un moi incomplet puisque nous ne nous souvenons pas de tous nos souvenirs. Et l'écriture fictionnelle ainsi que l'art en général sont les moyens pour effectuer une introspection la plus profonde. En revanche, il y a malgré tout un écart avec l'autobiographie. [...]
[...] Ce récit est proche de l'autobiographie étant donné que l'auteur a vécu une enfance similaire. La subjectivité du personnage marque donc une vérité à soi-même, soit un moi profond également. L'auteur réutilise ses souvenirs qu'il transpose dans une mise en récit, avec la création d'un personnage. Ensuite, la fiction peut comporter des limites si elle n'est pas aussi autobiographie de l'auteur. En effet, au sein de l'autobiographie, le pacte de lecture contient une vérité et une authenticité. Et pour la fiction, il y a un pacte de fictionnalisation qui s'établit. [...]
[...] L'Enfant - Jules Vallès (1879) - Le rapport entre autobiographie et fiction Selon Franklin P. Jones, homme d'affaires américain « Une autobiographie révèle généralement que tout va bien chez son auteur, sauf la mémoire ». En effet, la mémoire humaine peut être instable et le fait de convertir une histoire personnelle en récit peut abimer les souvenirs réels. L'autobiographie se manifeste du côté des souvenirs, de la confession sous l'égide du passé et notamment de l'enfance, tandis que la fiction est plus prompte à tendre vers l'imagination et l'invention malgré des personnages qui peuvent se rapprocher d'une introspection. [...]
[...] Nous pouvons dès lors citer le débat entre Camille Laurens et Marie Darrieussecq. En effet, Camille Laurens a écrit Philippe pour évoquer la mort de son enfant nouveau-né, et celle-ci a eu l'impression d'avoir été plagiée par Marie Darrieussecq sur ses idées. Lorsque Marie se défend en évoquant qu'elle s'est inspirée du thème de l'enfant-mort, Camille s'offusque, car pour elle il ne s'agit pas d'un thème, mais d'une blessure très forte. Celle-ci évoque qu'il est malvenu de créer un narrateur qui combat une maladie alors que l'auteur est en bonne santé puisqu'il ne peut pas comprendre cette douleur. [...]
[...] Celui-ci se rapproche du document brut de ses expériences familiales. Donc elle met en exergue le passage de l'écriture romanesque à une écriture testimoniale. Enfin, l'?uvre fictionnelle peut se confondre avec l'autobiographie par le biais des lectures de l'auteur dont il ne peut pas faire référence sans les connaitre. Par exemple, Jules Vallès dans son ouvrage intitulé L'Enfant évoque Robinson Crusoé de Daniel Defoe, en incluant précisément des indices de l'?uvre. Par exemple, celui-ci fait référence au personnage de Vendredi, le jeune indigène cannibale. [...]
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