Gériatrie, autonomie, refus de soins, personnes âgées, éthique, relation thérapeutique, consentement, négociation, droits du patient, apprentissage thérapeutique, souffrance, thérapie, santé
Le document est une soutenance orale d'un mémoire sur le refus de soins chez les patients âgés, et, de manière plus générale, de la prise en compte et du respect des capacités décisionnelles des patients.
[...] Quels sont les facteurs qui influencent la décision d'une personne âgée de refuser ou de consentir à recevoir des soins ? - Soutenance Bonjour à tous, Le travail que je vous ai présenté abordait le refus de soin chez les patients âgés, et de manière plus générale, de la prise en compte et du respect des capacités décisionnelles des patients. Pour autant, j'ai eu la possibilité de continuer ma réflexion sur ce sujet, et je souhaitai aborder avec vous deux points : _ Premièrement, ce que j'ai pu trouver intéressant dans ma première réflexion que représente mon mémoire. [...]
[...] Nous avions peur pour la patiente, son état se dégradait rapidement, mais nous ne pouvions rien faire. C'est d'ailleurs pour cela que nous avons tenté la négociation. MAIS, nous n'avons pas pris le temps de lui demander ce qu'elle ressentait, donc ne pouvions pas savoir. Je me suis dit alors que notre réponse émotionnelle d'incompréhension, puis de peur, était en fait plutôt une émanation narcissique, l'ego se trouvant blessé de ce refus. Les émotions ressenties sont avant tout orientée vers nos propres valeurs, celles des infirmiers, avant celles des patients. [...]
[...] Nous connaissons les patients par ce que nous observons quotidiennement, et la relation soignant-soigné se développe différemment à chaque fois, mais le patient se connaît généralement mieux lui-même, et c'est pour cela que nous devons l'écouter. Taire la souffrance physique ou détriment de la souffrance psychologique ne devrait pas être une solution « négociable ». Je finirai cette prise de parole sur ces mots : Paul Valéry avait dit qu' « un état bien dangereux » était de « croire comprendre ». Au final, il faut avant tout prendre conscience que le patient se connaît, il a des raisons, et nous, en tant qu'infirmier, nous pouvons tenter de comprendre, et faire de notre mieux afin que le patient se sente bien, qu'il ne souffre plus en prenant en compte le sens complet de l'entité de la souffrance. [...]
[...] C'est pour cela que je pense qu'être infirmier, de nos jours, relève d'une passion qui se situe entre le soin et le relationnel. Virginia Henderson, une infirmière écrivaine, avait dit un jour : « L'infirmière est temporairement la conscience de l'inconscient, la joie de vivre du suicidaire, la jambe de l'amputé, les yeux du nouvel aveugle, un moyen de locomotion pour le nouveau-né, un savoir et une confiance pour la jeune maman, une voix pour ceux qui sont trop faibles pour parler . [...]
[...] D'ailleurs, les dires de Colomb s'accordent finalement avec cette perception que je vous ai partagé de notre profession : notre mission n'est pas uniquement le soin, entendu sous forme de Cure. Mais bien un équilibre des deux, soit le Care et la Cure. Afin de modifier mon approche, j'aborderai plutôt la négociation sous forme d'apprentissage continu de la Cure par la présence et la communication avec le patient. Puisque nous sommes conscients des dangers de certaines situations, et que nous avons les connaissances pour aider physiquement et psychologiquement le patient, il serait bon de présenter notre démarche comme étant au centre de l'apprentissage thérapeutique du patient. [...]
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