États-Unis, France, diplomatie, Emmanuel Macron, Trump, investissements commerciaux, OTAN, aéronautique, innovation, recherche et développement, énergie, OCDE organisation de coopération et de développement économiques, commerce international, canal de Panama, Défense et sécurité, Taïwan, nouvelles Routes de la Soie, Afrique, Amérique latine, Chine, guerre en Ukraine, investissements étrangers, PIB Produit Intérieur Brut, OTAN Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, BEA Bureau of Economic Analysis, Banque de France, IA Intelligence Artificielle, Groenland, réchauffement climatique, climatosceptisme
Dans la perspective d'une visite officielle du Président de la République française aux États-Unis envisagée au début du mois de juillet 2025, vous préparerez un dossier d'entretien complet à l'attention du conseiller diplomatique du président.
La relation spéciale entre les États-Unis et la France repose sur une amitié historique, un partenariat et une coopération de plus de deux siècles. En effet, les États-Unis et la France sont historiquement des alliés de longue date, depuis le Traité de Paris de 1778, qui marque l'alliance entre les États-Unis et la France durant la guerre d'Indépendance. Ces deux pays partagent un héritage et des valeurs communes, telles que la démocratie, la liberté, l'esprit d'entreprise et le commerce équitable.
Toutefois, l'élection de Donald Trump le 5 novembre 2024, qui succède à Job Biden, change les relations entre la France et les États-Unis.
En tant que membres du G7, du G20, du Conseil de Sécurité ou encore de l'OTAN, nos deux pays échangent régulièrement sur de nombreux sujets internationaux et établissent une coopération stratégique. Un nouveau sommet entre les deux chefs d'État doit se tenir début juillet, l'occasion d'approfondir la coopération économique dans des domaines clés et de tenter de se rapprocher sur d'autres aspects où des divergences de points de vue existent.
[...] Par ailleurs, les échanges touristiques entre les deux pays sont importants puisque la France représente la cinquième destination touristique pour les américains En matière d'innovation, les deux pays coopèrent dans l'industrie du futur, comme par exemple le véhicule autonome, l'impression 3D et les objets connectés. En 2021, les entreprises françaises ont investi 5,1 milliards de dollars dans la R&D aux États-Unis, dont dans le secteur manufacturier. Dans ces conditions, la France est le premier investisseur étranger dans la R&D américaine dans le secteur des équipements de transport. [...]
[...] 2.2 Statut du dollar sous Trump Pour Trump, le rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale ne représenterait pas un avantage, mais plutôt un poids considérable, ayant largement contribué à la désindustrialisation de l'économie américaine. Dans ces conditions, « l'accord de Mar-a-Lago », un plan élaboré par Stephen Miran, consiste à lancer une coordination des États-Unis avec leurs alliés commerciaux pour affaiblir délibérément le dollar (Project Syndicate, 2025). En outre, la position des États-Unis sous Trump est en faveur des cryptoactifs (La Tribune mai 2025), alors qu'en Europe, les compagnies de ce secteur sont à la peine depuis la mise en application de la règlementation MiCA (Markets in Crypto-Assets). [...]
[...] Dans ces conditions, pour éviter des droits de douane de sur les biens qu'elle exporte aux États-Unis, la position de l'UE défendue par la France est de négocier avec les États-Unis et d'acheter plus de pétrole, plus de gaz naturel liquéfié (GNL) américain, qui substituerait complètement le gaz naturel russe. L'UE est déjà le premier client des États-Unis dans le GNL, qui représente de ses importations. Un autre différent commercial opposant les États-Unis et l'UE concerne les subventions accordées à Boeing et Airbus, sans compter la taxe GAFAM sur les services numériques que Trump souhaiterait supprimer. Toujours est-il que les négociations commerciales entre les États-Unis et l'UE risquent d'être difficiles. [...]
[...] Or, les échanges entre l'UE et les États-Unis sont primordiaux dans l'économie mondiale puisqu'ils atteignent milliards d'euros en 2023. De plus, les firmes européennes emploient 3,5 millions de travailleurs américains et un million d'emplois supplémentaires dépendent du commerce avec l'UE, comme le soulignait Maros Sefcovic, le commissaire européen en charge du Commerce. Certes, l'UE enregistre un excédent avec les États-Unis sur les marchandises de 156 milliards d'euros en 2023, mais d'un autre côté, elle subit un déficit sur les services, et en particulier numérique, de 104 milliards d'euros en 2023, de sorte que les droits de douane imposés par Trump sont injustifiés pour l'UE. [...]
[...] Ils n'ont pas signé l'appel à une IA ouverte, inclusive et éthique, lancée par les 58 pays (dont l'UE, la France, la Chine et l'Inde) qui souhaitent, au contraire de la vision américaine, une coordination renforcée de la gouvernance de l'IA. 2.6 Désengagement américain en Ukraine Les États-Unis de Donald Trump ont suspendu le 3 mars 2025 leur aide militaire en Ukraine, qui se chiffrait depuis février 2022 à 64 milliards d'euros, et se désengagent ainsi du conflit, se rapprochent de la Russie de Poutine et se détournent de la position de l'UE. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture