Le contexte 

Le Haut Karabakh se situe entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Il rentre dans le cadre du conflit post-soviétique, il s’agit d’une région que se disputent les deux pays. Les enjeux sont nombreux, ils sont d’ordre culturels, mais aussi identitaires et territoriaux. 

Le conflit demeure une situation emblématique des tensions qui existent entre le droit qu’ont les peuples à disposer d’eux-mêmes et la notion d’intégrité territoriale.

Ce sujet est une manière d’aborder plusieurs thèmes, les différentes formes de guerres qui existent, mais pas seulement, puisqu’il s’agira également de mettre en avant les acteurs et les moyens de résolution. 

 

Plan pédagogique : comment expliquer ce conflit ?

Le plan pédagogique est construit selon différents objectifs, comme le fait d’apprendre aux élèves comment identifier les causes du conflit ainsi que les formes de guerre et leurs résolutions. Au travers de cette étude, ils apprendront également à analyser les enjeux d’un point de vue identitaire, mais aussi diplomatique et internationaux. Il s’agira, pour l’examen final, de savoir analyser une problématique et de développer un esprit critique sur la guerre et sur la paix, ainsi que sur la justice d’un point de vue plus élargi.

Séance 1 : le contexte : 1H30

Dans un premier temps, il est nécessaire de revoir le contexte politique et géographique avec les élèves car beaucoup ne savent pas où le Haut Karabakh sur une carte. 

Ensuite, ces derniers doivent comprendre pourquoi le conflit a eu lieu, et quels en sont les enjeux. Faire le lien avec la Russie, les désirs d’indépendance et la guerre de 1991-1994 notamment. 

En ce qui concerne les activités à proposer, les élèves pourront réaliser une frise chronologique et interactive avec les moyens technologiques dont ils disposent, en groupe. Le professeur proposera également des cartes et des documents historiques. 

Séance 2 : les formes de guerre qui existent dans le Haut Karabakh : 2H

Les élèves vont ici apprendre les différentes formes qui existent dans le concept de guerre, les guerres traditionnelles, hybrides, de l’information, numériques. Donner des exemples concrets, quelle forme pour le conflit en Haut Karabakh et pourquoi ? 

Laisser la parole aux élèves, leur demander la manière dont ils appréhendent la guerre, comment ils perçoivent chacune des formes étudiées ci avant. 

Proposer une étude de cas, avec notamment l’exemple de l’usage des drones par l’Azerbaïdjan. Faire des groupes, chacun peut étudier une forme de guerre avec des exemples précis et ensuite, les élèves discutent sur ces différentes formes de guerres. Proposer un débat qui portera sur le sujet suivant : les nouvelles formes de guerre sont-elles moins destructrices ? Quels sont les avis des élèves sur le sujet ? 

 

Séance 3 : L’étude des acteurs du conflit dans le Haut Karabakh : 1H30

Dans cette séance, identifier les acteurs directs et indirects. Donner les différents pays inhérents au conflit en lui-même, ceux qui y prennent part même de manière indirecte et expliquer les enjeux, à la fois au niveau économique, mais aussi politique et géopolitique. 

En termes d’activités, proposer aux élèves une étude de plusieurs cartes qui traitent des alliances entre les pays et proposer également une simulation de négociation entre États. 

Une fois les différentes formes de guerre expliquées, proposer des solutions tout en établissement le lien avec le conflit dans le haut Karabakh, cela sera l’objet de la séance quatre. 

Séance 4 : la résolution des conflits : 2H

L’objectif ici est que les élèves parviennent à faire le lien entre ce qu’ils apprennent en cours et l’étude de cas proposée dans le sujet. En effet, ce sera le travail qui sera demandé lors de l’examen final.

Dans cette séance, il s’agit d’étudier toutes les formes de résolution qui existent dans le domaine de la guerre. Parmi mieux la médiation, les missions de paix, ou encore le cessez le feu. Faire le lien avec les rôles des organisations qui participent de manière active à la résolution des conflits ; parler ainsi du Groupe de Minsk ou encore de l’ONU. 

Les activités peuvent tourner autour de l’analyse active de discours diplomatiques, ce qu’ils contiennent, quels sont les argumentations en faveur de la paix ? Il peut aussi leur être demandé de rédiger un communiqué de paix. Cela leur permet de travail la force de persuasion et l’argumentation, deux exercices qui vont de pair. 

 

Séance 5 : le lien entre la guerre, la justice et la paix : 2H30

Les élèves doivent ici aborder des notions complexes, comme la justice, la paix et la guerre, la réparation ou encore la préservation du patrimoine ou le devoir de mémoire. Quelles sont les conséquences et les enjeux pour les humains. 

Pour les activités, proposer l’étude de récits de vies, des témoignages, ou encore faire des groupes entre les élèves et les laisser discuter de la manière de construire une paix durable. 

Séance 6 : synthèse et évaluation : 2H 

L’objectif principal ici est que les élèves puissent s’exprimer de manière synthétique et cohérente sur le sujet donné, qu’ils aient compris les enjeux et les conséquences de ce conflit, mais aussi de la nécessité d’en parler. 

L’évaluation peut s’appuyer sur une dissertation, ou sur un exercice plutôt oral. 

Pistes de réflexion

  • Quel est le type de conflit qui touche le Haut-Karabakh, territorial ou identitaire ? 
  • Comment les nouvelles technologies impactent t’elles les conflits ? 
  • Comment se reconstruit un pays, une nation, un patrimoine après la guerre ? 

 

A lire : quelques idées 

 

Conclusion 

Le conflit au Haut-Karabakh est un moyen de mettre en avant plusieurs notions et surtout, la complexité de la guerre et de la résolution des conflits. Les élèves, grâce à ce type de sujet et à un travail de fond, sont plus armés pour comprendre le monde, mais aussi pour le changer d’une certaine manière. 

https://www.lemonde.fr/international/article/2023/09/21/haut-karabakh-comprendre-ce-conflit-centenaire-qui-embrase-les-relations-entre-azerbaidjan-et-armenie_6190359_3210.html

https://www.leclubdesjuristes.com/international/ou-en-est-le-conflit-entre-larmenie-et-lazerbaidjan-a-propos-du-haut-karabagh-1842/

https://www.la-croix.com/Monde/guerre-haut-karabakh-conflit-azerbaidjan-armenie