Sujet 1 - Le voyage comme un moyen de se construire et de se connaitre soi-même

Le voyage est souvent perçu uniquement comme un moyen de se déplacer, de connaitre d’autres cultures, mais il est également le moyen de mieux se connaitre soi-même et les autres.

Problématique

En quoi le voyage apparait-il comme étant le moyen de s’enrichir, de se transformer mais aussi de définir sa propre identité, à la fois personnelle et culturelle ?

Plan de développement et notions à aborder

Le plan s’articule autour de trois parties. La première peut traiter du voyage comme d’une découverte personnelle, grâce aux acquis de l’expérience. Comment le voyage peut-il permettre de rompre avec le quotidien, de développer son autonomie ou de se dépasser ? Donner des exemples précis d’œuvre comme Sean Penn : Into the Wild.

Dans la deuxième partie, parler du voyage comme d’un moyen de mieux connaitre l’autre, de développer des interactions, de connaitre de nouvelles cultures. Faire le lien avec le choc culturel, avec l’ouverture d’esprit.

Enfin, traiter du voyage comme d’une manière de se réinventer, faire le lien entre le voyage et le mouvement : modification de la manière dont on se perçoit, transformation intérieure, ou encore rite de passage. Donner des exemples concrets.

Ce sujet fait directement référence à plusieurs axes du programme de Terminale, notamment « identités et échanges », « rencontres avec d’autres cultures » ou encore « imaginaires » et « individus et sociétés ». D’autres œuvres peuvent être citées, comme celle de Robert Frost, The Road Not Taken.


Sujet 2 - Les cultures locales et le tourisme de masse : menace ou opportunité ?

Aujourd’hui plus que jamais, il est plus facile pour les touristes de voyager, le voyage est en effet devenu plus accessible, mais cette accessibilité soulève un certain nombre de problématiques.

Problématique

En quoi le tourisme de masse peut-il être considéré comme néfaste pour les cultures locales, et comment peut-il être un moyen de les mettre en valeur ?

Plan de développement et notions à aborder

Dans la première partie, définir le tourisme de masse et expliquer quels en sont les effets négatifs. Faire le lien avec les notions d’uniformisation culturelle, avec les problèmes liés à la préservation de l’environnement, mais aussi avec la perte de valeur et d’authenticité de certains lieux, donner des exemples précis.

Dans la deuxième partie, parler des effets qui peuvent être considérés comme positifs. Préservation des éléments du patrimoine grâce aux revenus engendrés par le tourisme, les traditions locales qui peuvent être partagées ou encore la possibilité de découvrir de nouvelles choses, de faire de nouvelles rencontres.

Enfin, donner des solutions pour mettre en œuvre un équilibre entre tourisme de masse et préservation de l’environnement. Comment responsabiliser les touristes ?

Dans le programme de Terminale, plusieurs axes se retrouvent ici « la circulation des savoirs et des cultures », « les environnements et le patrimoine », mais aussi « les identités et les échanges » et « la mondialisation et diversité culturelle ». Parmi les principales œuvres, vous pouvez mentionnez celles de Jean Didier Urbain, Touristes ou encore Michel Serres Éloge du voyage à l’heure du numérique.


Sujet 3 - La tendance des voyages à travers les réseaux sociaux en 2026

La présence des internautes sur les réseaux sociaux est de plus en plus importante. Ces derniers représentent souvent pour beaucoup une nouvelle manière de voyager.

Problématique

En quoi les réseaux sociaux permettent-ils parfois d’enrichir l’expérience du voyage, et comment peuvent-ils également la transformer en simple mise en scène ?

Plan de développement et notions à aborder

Dans une première partie, définir les réseaux sociaux, les différences qu’il existe entre les réseaux existants en termes de voyages. Comment ces sites sont devenus peu à peu une inspiration pour les internautes ? Faire le lien avec la démocratisation du voyage, avec la création de communautés.

Dans une seconde partie, parler des limites de ces voyages à travers les réseaux sociaux, et plus particulièrement des mises en scène. Faire le lien avec les mises en scène liées à l’IA générative. Parler de la pression mise au niveau social, de l’envie de faire mieux que tout le monde, de la déconnexion du réel.

Enfin, évaluer si les réseaux sociaux peuvent oui ou non représenter une nouvelle manière de voyager. Faire le lien avec les expériences authentiques, avec les communautés d’entraides, et avec la présence d’influenceurs.

En lien avec le programme de Terminale, l’axe « imaginaires », « médias et représentations », « identités et échanges » ou encore « innovations et technologies ». Parmi les œuvres, vous pouvez vous appuyer sur celles de Bruno Patino, La civilisation du poisson rouge, ou encore Will Storr, Selfie. 


Sujet 4 - Le voyage écologique : simple phénomène de mode utopique ou réalité ?

La protection de l’environnement est devenue une priorité dans tous les secteurs économiques, et le tourisme ne fait pas exception.

Problématique

La notion de voyage écologique est-il vraiment envisageable ou demeure-t-il une utopie dans le monde ultra-connecté actuel ?

Plan de développement et notions à aborder

Dans une première partie, parler du voyage écologique, sa définition dans le contexte actuel, et surtout ses limites dans le monde moderne. Faire le lien avec le tourisme plus accessible, donc de masse, et par conséquent avec le transport aérien. Parler de la dégradation des écosystèmes.

Dans une deuxième partie, parler des alternatives qui existent pour responsabiliser cette notion de voyage : le train, le vélo. Définir les hébergements durables, donner des exemples précis. Quelles sont les normes au niveau légal, les initiatives prises au niveau local.

Enfin, parler de la nécessité de rendre la notion de voyage plus écologique, mais que cela va obligatoirement prendre du temps. Établir un lien avec les coûts du voyage durable et donc avec les inégalités d’accès. Les consommateurs aujourd’hui privilégient les transports moins chers.

En lien avec le programme de Terminale, quatre axes, celui de « environnements », de « responsabilités individuelles et collectives », « innovations et changements » et « circulation des personnes ». Parmi les œuvres, vous pouvez utiliser celle de Sylvain Tesson, Voyage au bout du monde, ou encore celle de Jean-Marc Jancovici et Christophe Blain, Le Monde sans fin.


Sujet 5 - Le voyage comme une invitation à casser la routine quotidienne

Pour beaucoup, les enjeux du voyage vont bien au-delà du simple fait de découvrir de nouvelles cultures. Il s’agit en effet de chercher à rompre avec un quotidien souvent stressant.

Problématique

Pourquoi le voyage est-il souvent perçu comme un moyen de « casser la routine » et de se redécouvrir soi-même ?

Plan de développement et notions à aborder

Dans une première partie, parler du quotidien comme un élément de plus en plus stressant pour beaucoup de gens. Faire le lien avec le travail, les études, le besoin de nouveautés.

Ensuite, comment le voyage peut-il être considéré comme quelque chose de libérateur grâce aux changements qu’il impose, notamment ? Parler de découvertes, de surprises, de spontanéité.

Enfin, comment les touristes gèrent-ils ensuite le retour à ce fameux quotidien ? Analyser les nouveaux enjeux, une motivation retrouvée, un quotidien qu’il est possible de réinventer.

Les principaux axes du programme sont « imaginaires », « individus et sociétés », ou encore « identités ». Parmi les oeuvres à mettre en avant, Sylvain Tesson, Sur les chemins noirs. Alain Fournier, Le Grand Meaulnes.


Conclusion

Le voyage est un thème qui revient souvent au niveau académique, car il invite à la réflexion et change la manière dont les individus voient le monde. Ces sujets s’adaptent au monde contemporain et aux enjeux qui façonnent désormais la société, comme l’environnement notamment, ou bien la place du numérique.

Références

Mazzerbo, J. (2022, 28 novembre). Bac 2023 : le programme de la spécialité LLCER. L’Étudiant. letudiant.fr

Weishar, C. (2021). Du tourisme de masse au tourisme durable ? Confins, (52). doi.org